<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-5039598541221843271</id><updated>2011-12-18T13:09:53.554-08:00</updated><title type='text'>TROPICSCOPIE</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://cikurubatumike.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5039598541221843271/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cikurubatumike.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>cikuru batumike</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14630283790033688733</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_EsFUfCKl6e8/SqSwPCw3cTI/AAAAAAAAANU/F2llh-NDPCk/S220/cikuru3.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>17</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5039598541221843271.post-7839021487094857774</id><published>2008-11-09T06:45:00.000-08:00</published><updated>2008-11-09T07:22:34.632-08:00</updated><title type='text'>Rose Marie Doblies chante les réalités du monde</title><content type='html'>&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5266670761970095714" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 212px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_EsFUfCKl6e8/SRb5J2wp1mI/AAAAAAAAAK4/OT4d6jyBT7U/s320/rosedoblies.jpe" border="0" /&gt;&lt;em&gt;On connaît très peu d’artistes dont la discographie s’appuie sur des thèmes socio-caritatifs, thèmes moins porteurs en terme de rentabilité. Rose Marie Doblies est de celles qui ont choisi de faire carrière en dissociant le rôle de l’artiste de la recherche, à tout prix, du gain. Portrait.&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Elle persiste et signe à chacune de ses apparitions sur scène : « il faut le triomphe des actions tournées vers l’amélioration de la condition humaine. Loin la misère, la violence faite aux enfants, aux femmes, la violation des droits de l’homme. » La tâche, on s’en doute, est difficile, dans un univers de plus en plus porté à la facilité, l’égoïsme et la course à l’argent. En dépit de ces barrières, Rose Marie Doblies reste fidèle à son principe: défendre la bonne cause et les plus faibles. Dans son entourage, on ne s'empêche pas de l'appeler "la cantatrice des sans-voix".&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;CD dans les bacs&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Une voix qui porte haut et loin le message de paix en dehors des frontières de ses origines suisses allemandes.Née à Tavannes, ayant grandi dans une ferme de la Tanne sur Tramelan dans le Jura suisse bernois, elle découvre les affres de la vie et fait face. Ayant fondé une famille, Rose Marie Doblies est actuellement habitante de Grosshöchstetten, un petit bourg dans les environs de Berne, la capitale. De là, elle n’en finit pas de voyager à travers le monde et apporter son message de paix.A son actif, les CD Con amore con passione (un 53’35 sur des airs d’opéra avec au piano Bruno Leuschner) et Pietà, Signore ! (Ave Marias et autres chants sacrés qu’accompagne, à l’orgue, Markus Aellig). Un actif qui ne serait pas complet sans les nombreux concerts qu’elle offre, un peu partout, tout au long de l’année. En effet,on ajoute aisément au palmarès de Rose Marie Doblies non seulement des tournées, mais également des longues heures de chant qu’un public nombreux accueille avec un réel plaisir et une émotion intense. Ce que cette cantatrice soprano, mezzo-soprano (et comédienne) fait se bouger les consciences en mettant à profit son large éventail de talent. Rien de tel pour donner une vraie émotion que d’interpréter, par le biais de ses concerts (plusieurs fois sous l’étiquette de la libre participation aux frais), les belles œuvres de Haendel, Bach,Gounod, Schubert et Mozart.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le soin des autres: un début&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Récital chant et orgue par ici, opéra acapella par là, Rose Marie Doblies, de sa belle voix de soprano, ne laisse personne indifférente, face à la misère humaine. Cantatrice reconnue, pédagogue musicale affiliée au SMPV, l’artiste Rose Marie Doblies abandonne hardiment sa carrière d'infirmière pour se consacrer aux études de chant. Elle entre pour sortir &lt;strong&gt;diplômée du Conservatoire de musique et de théâtre de Berne&lt;/strong&gt;. Elle renforce son expérience musicale sur le terrain par la rencontre d’autres talents artistiques ou des professionnels de premier plan tel &lt;strong&gt;Maestro Denis Hall&lt;/strong&gt; qui lui ouvre les portes de la connaissance et de la compréhension du bel canto italien. Elle participe à des cours musicaux supérieurs chez les professeurs de renom: &lt;strong&gt;Siegfried Palm&lt;/strong&gt; (musique contemporaine) et &lt;strong&gt;Hugues Cuenod&lt;/strong&gt; (chants français). Au fil des ans, elle maîtrise les plus grands airs d’opéra et des chants sacrés qu’accompagnent, à chaque fois, ses propres textes, ses poèmes, ses chansons pour enfants. Durant trois années, elle est membre, à Bienne, de l’atelier du geste que dirige Paul Gerber. Elle suit assidûment, à Berne, une école corporelle chez Léonie Stein avant de fonder, en 1999, le groupe de &lt;strong&gt;théâtre Rio abajo Rio&lt;/strong&gt; qu’elle conduira, en 2000, au &lt;strong&gt;Festival théâtre d’Avignon.&lt;/strong&gt; Devant ses succès, des émissions de radio succèdent aux tournées musicales. Elle poursuit des programmes par le biais des concerts religieux, une présence dans les cérémonies de baptême, les mariages, les funérailles et autres productions à l’occasion des vernissages, des expositions, des inaugurations ou des soirées privées. Elle peut se permettre quelques moments de détente en s’adonnant aux activités pédagogiques en rapport avec le chant ou à son autre passion qu’est l’exposition de ses propres photographies.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;L’émotion au rendez-vous.&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dès 1984, que des concerts offerts, que des sympathies gagnées. Avignon, Arles, Nîmes, Berne, Emmental et on en passe, quelques villes –parmi tant d’autres- qui ont eu l’occasion de vivre des démonstrations magnifiques de chant de Rose Marie Doblies. A chaque fois, la foule, le triomphe et l’émotion au rendez-vous. Même tableau lorsqu’il s’agit de donner des soirées musicales à l’occasion des journées des droits de l’homme, des réfugiés, des droits de l’enfant, des peuples ou du groupe de travail Viva , préoccupé par les conditions de vie des personnes en déficience physique ou psychique. La plus significative de ses apparitions sur la scène reste la pièce &lt;strong&gt;I have a dream&lt;/strong&gt; présentée au Festival d’Avignon en 2000. L’histoire est celle d’une femme simple qui fait –et veut accomplir le rêve- de briser toute forme de violence faite aux enfants, aux femmes et aux hommes dans n’importe quelle circonstance. Pour mettre en scène ce drame musical, avec les images des décors et la soundmix, Rose Marie Doblies fait appel à quelques artistes de talent. La pièce née de ce rêve se structure en quatre volets. La violence y est stigmatisée au travers des illustrations, des textes, des paroles, des projections et d’avias classiques de l’opéra. De quoi s’agit-il ? Un enfant vient au monde, innocent, avec des désirs, des besoins d’affection. Une fois grandi, il est confronté, par le fait de ses aînés, à la limite de sa liberté : il découvre le monde des interdits. Il est plongé dans l’univers des « sans-pitié » où la douleur et la violence sont de mise. Ce déficit de manque d’amour se traduit, chez l’enfant, par la quête permanente de paix, le désir profond de voir le monde tomber dans ses bras. &lt;strong&gt;I have a dream &lt;/strong&gt;est un spectacle de 80 minutes porté sur la scène par une voix féminine sans pareil, à la démarche qui reste d’actualité : chanter la paix dans le cœur des hommes…pour les rendre plus humains. L'aventure continue.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;"Activer les pages de messages blog"&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5039598541221843271-7839021487094857774?l=cikurubatumike.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cikurubatumike.blogspot.com/feeds/7839021487094857774/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cikurubatumike.blogspot.com/2008/11/rose-marie-doblies-chante-les-ralits-du.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5039598541221843271/posts/default/7839021487094857774'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5039598541221843271/posts/default/7839021487094857774'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cikurubatumike.blogspot.com/2008/11/rose-marie-doblies-chante-les-ralits-du.html' title='Rose Marie Doblies chante les réalités du monde'/><author><name>cikuru batumike</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14630283790033688733</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_EsFUfCKl6e8/SqSwPCw3cTI/AAAAAAAAANU/F2llh-NDPCk/S220/cikuru3.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_EsFUfCKl6e8/SRb5J2wp1mI/AAAAAAAAAK4/OT4d6jyBT7U/s72-c/rosedoblies.jpe' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5039598541221843271.post-3575564910181156157</id><published>2008-09-23T00:11:00.000-07:00</published><updated>2008-10-11T15:45:13.066-07:00</updated><title type='text'>Ecriture et engagement politique (suite et fin)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5256030882017873106" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_EsFUfCKl6e8/SPEsPVMojNI/AAAAAAAAAJ8/vLrKsAKFil8/s320/edouardmaunick.jpg" border="0" /&gt;&lt;strong&gt;Edouard Maunick&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;Poète mauricien à l'oeuvre dense, Edouard Maunick est l'auteur de "Ces oiseaux du sang, Regent press and Stationery", 1954 ; "Les manèges de la mer", Présence africaine, 1964 ; "Mascaret ou le livre de la mer et de la mort", Présence africaine, 1966 ; "Fusillez-moi", Présence Africaine, 1970 ; "Ensoleillé vif", Nouvelles éditions africaines, 1976 ; "Africaines du temps jadis", NEAS, 1976 ; "En Mémoire du mémorable, Jusqu’en terre Yoruba", l'Harmattan, 1978 ; "Désert-archipel, Cantate païenne pour Jésus-Fleuve", Publisud, 1983 ; "Soweto-Cap de l’espérance", Intertextes, 1985 ; "Saut dans l’arc-en-ciel", Le Calligraphe, 1985 ; "Un arbre en est la cause", Atelier d’Art Marc Pessin, 1987 ; "Mandela mort et vif", Silex, 1987 ; "Paroles pour solder la mer", Gallimard, 1988 ; "Pays de permission", Argraphic, 1989 ; "Anthologie personnelle", Acte Sud, 1989 ; "Toi Laminaire, italiques pour Aimé Césaire", éd. de l’Océan indien, 1990 ; "De sable et de cendres", PHI, 1996 ; "Seul le poème, Brandy, 2000 et 50 quatrains pour narguer la mort", Seghers, 2006. Un critique littéraire observe que "ce poète au sang métis a vécu en exil dans son propre pays, nié dans sa nationalité, nié dans sa culture." Edouard Maunick a longtemps été haut fonctionnaire de l'UNESCO à Paris.&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;"L'écriture est éminement politique. Mais elle est politique dans le sens premier du terme. Ce qui concerne l'homme et la cité. Bien sûr, il faut des politiciens qui font de la politique. Mais, il ne faut pas des écrivains qui fassent de la politique. Parce que leurs écrits, déjà, sont un acte politique.... Dans ce que je viens de dire, il y a implicitement la condamnation des politiciens." &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Carrère Charles&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Né à Saint-Louis du Sénégal, il y a accompli une formation de juriste avant d'exercer la profession de Conseiller juridique et de Consultant international. Auteur de "Océanes", Nouvelles Éditions Africaines, 1979 ; "Lettres de Gorée", Ed. Silex-ACTT, 1982 ; "Mémoires de la pluie", Ed. Euro-Editor, 1983 ; "Insula", Ed. Euro-Editor, 1988 ; "Noël pour Malaïka", Ed. Simoncini, 1988 ; "D’écume et de granit", Institut Euro-Africain, 1988 ; "Nouvelle anthologie de la poésie nègre et malgache", avec Amadou Lamine Sail, Ed. Simoncini, 1990 ; "Mémoires d’un Balayeur suivi de Contes et Nouvelles", Ed.l'Harmattan, 1996 et "Hivernage", Ed. L'Harmattan, 1999 . Carrère Charles a travaillé à l'Institut Universitaire d'Etudes euro-africaines (Paris) où il dirigea une collection de poésie. Collaborateur à des revues littéraires, Carrère Charles est membre du Comité international des congrès mondiaux des poètes.&lt;/em&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;"L'écrivain est un citoyen. Il appartient à sa cité et comme tout citoyen, il a droit à l'expression. En tant qu'écrivain, il a encore plus que cela dans la mesure où il se veut un parolier, un parolier de la lumière. Ce que nous appelons chez nous le griot. Ce dernier a une connotation tellement péjorative que je préfère dire de l'écrivain un parolier de la lumière. Celui qui parle, qui doit éclairer, qui a une vision exprimant le beau. Aussi bien le beau de la femme que le beau de la Meuse. Aussi bien le beau de ce qu'est son pays que le beau de ce que doit être son pays. Je pense qu'à ce titre il a une responsabilité à assumer. Si politique veut dire organisation de la cité, le droit de dire ce qu'on pense de cette organisation, le droit de dire comment on voit cette organisation, le droit de dire ce qu'on croit être beau, ce qu'on croit ne pas l'être...alors, l'écrivain a une place privilégiée dans sa société. Aujourd'hui, il est indispensable que l'écrivain reprenne la parole. Pour être crédible, il doit se passer de la politique politicienne, des petits amalgames et se placer au-dessus de la mêlée...sans pour cela se prendre pour le nombril du monde." &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Pius Ngandu Nkashama&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;Ancien professeur à l'Université du Zaïre (Lubumbashi), contraint à l'exil après des moments durs passés dans les geôles de son pays, Pius Ngandu Nkashama est plus connu comme critique de théâtre, critique littéraire et poète. Il est auteur de nombreux ouvrages. Quelques titres publiés aux éd. L'Harmattan, Paris : Les années littéraires en Afrique : 1912-1987; Théâtres et arts du spectacle : étude sur les dramaturgies et les signes gestuels ; Les années littéraires en Afrique (II) : 1987-1992 ; La terre à vivre : la poésie du Congo-Kinshasa (Anthologie) ; Ruptures et écritures de violence : études sur le roman et les littératures africaines ; La pensée politique des Mouvements religieux en Afrique et Enseigner les littératures africaines. Tome I : Aux origines de la Négritude. Pius Ngandu Nkashama a enseigné la linguistique à l'Université de Limoges (France) tout en assurant les fonctions de Directeur littéraire aux Editions l'Harmattan à Paris. Il est actuellement Professeur de littérature au Département de Français, et Directeur du "Center for French and Francophone Studies" de Louisiana State University (Baton Rouge, U.S.A.).&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;"Il y a déjà contribué d'une certaine manière depuis plusieurs années. Il est des écrivains qui ont dénoncé tous ces systèmes de terreurs et de dictatures. Il en est qui ont payé de leur vie, qui croupissent dans les geôles ou qui sont exilés pour avoir écrit un livre. Pour eux, l'engagement n'est même pas au niveau du principe ni de la théorie. C'est dans leur vie quotidienne qu'ils l'ont vécu. Evidemment, il faut faire la part des choses. Il y a des écrivains qui ont servi certains régimes dictatoriaux. On sait que sur le plan de la qualité littéraire leurs "oeuvres" n'ont pas réussi à s'imposer à l'extérieur ou à l'intérieur de leurs pays. Elles ne sont pas de celles qui ont apporté les messages les plus crédibles. Heureusement que ces gens là sont les premiers à reconnaître leur propre médiocrité par rapport au fait même de la littérature. Contrairement à la première génération des écrivains africains, ceux de la Négritude ou d'autres qui faisaient de l'engagement littéraire un leitmotiv ou un idéal à poursuivre. Actuellement la lutte n'est pas seulement au niveau de ce qu'on fait, de ce qu'on vit tous les jours. Il faut dire que contrairement à la place de l'écrivain en Occident, l'écrivain africain a une part importante dans sa société. Il est crédible. Tous les jeunes attendent de lui un message d'espoir, surtout en cette période des jours troubles en Afrique. (...) Il faut peut être faire la part des choses. Quand on parle de la politique, particulièrement en Afrique, il ne faut pas penser à l'engagement politique d'un individu, aux responsabilités particulières, au niveau de l'Etat, d'un gouvernement. La politique chez nous consiste -c'est ce que nous avons toujours dénoncé- à se servir loin de l'intérêt national ou de l'intérêt de tout le peuple. Dans ce sens là, certains écrivains ont cru pouvoir faire de la politique. Ils ont recouru à l'écriture comme moyen pour avoir le pouvoir, accéder à cette élite bourgeoise qui n'a fait que se remplir les poches ou se construire des maisons. Non, je pense que s'il y a des règles saines de politique, si la politique est comprise dans son sens le plus complet du terme, un écrivain -pourquoi pas ?- s'il en a la capacité, peut remplir la fonction d'homme politique. Mais il faut distinguer les choses. Si l'écrivain se sert de l'écriture pour y arriver, quoi de plus ridicule !. Je pense qu'un bon écrivain n'aspirera pas à ce genre de mission si ce n'est pas dans sa capacité de la remplir consciencieusement. Bien entendu, actuellement, il n'y a pas à se cacher la vérité, quelque soit la forme de l'écriture abordée -par le roman, le récit, la poésie- l'écrivain africain a déjà un rôle spécifique qui lui revient dans la politique même de son pays."&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;"Activer les pages de messages blog"&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5039598541221843271-3575564910181156157?l=cikurubatumike.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cikurubatumike.blogspot.com/feeds/3575564910181156157/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cikurubatumike.blogspot.com/2008/09/ecriture-et-engagement-politique-suite.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5039598541221843271/posts/default/3575564910181156157'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5039598541221843271/posts/default/3575564910181156157'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cikurubatumike.blogspot.com/2008/09/ecriture-et-engagement-politique-suite.html' title='Ecriture et engagement politique (suite et fin)'/><author><name>cikuru batumike</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14630283790033688733</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_EsFUfCKl6e8/SqSwPCw3cTI/AAAAAAAAANU/F2llh-NDPCk/S220/cikuru3.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_EsFUfCKl6e8/SPEsPVMojNI/AAAAAAAAAJ8/vLrKsAKFil8/s72-c/edouardmaunick.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5039598541221843271.post-5752141778609950936</id><published>2008-09-22T14:32:00.000-07:00</published><updated>2008-10-11T15:47:56.260-07:00</updated><title type='text'>Ecriture et engagement politique</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5256031509965661618" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_EsFUfCKl6e8/SPEsz4fDZbI/AAAAAAAAAKE/7d1-__HgShk/s320/amadousall.jpg" border="0" /&gt;&lt;em&gt;La plume de l'écrivain africain va-t-elle enfin se ranger parmi les instruments qui servent de baromètres des réalités africaines ? A lire les propos de Sall Amadou Lamine, Carrère Charles (en photo), Edouard Maunick et de Pius Ngandu Nkashama tout semble indiquer que l'écrivain africain a droit de cité dans son pays. Il peut apporter sa contribution à l'édification d'une Nation réellement libre. Par une plume en mesure de heurter les pouvoirs politiques de front. De quelle manière ? D'aucuns écrivains n'ont-ils pas joué longtemps des rôles stabilisateurs, entretenant des relations très particulières avec des régimes corrompus ou dictatoriaux pour s'octroyer des privilèges ? Ceux-ci n'ont-ils pas trahi l'histoire par leurs écrits. &lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;Sall Amadou Lamine&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;Natif du Sénégal où il a fait ses études supérieures (Université de Dakar), Sall Amadou Lamine a écrit "Mante des aurores" (Le chant reprendra), "Comme un iceberg en flammes", "Locataire du Néant" (poèmes aux Nouvelles éditions africaines, Dakar). Fondateur de la Maison africaine de la poésie internationale, il préside la Biennale internationale de poésie à Dakar, au Sénégal. Lauréat du Grand Prix de l'Académie française, il est membre de l'Académie mondiale de la poésie en Italie. Auteur, ses nombreuses anthologies de poésie ont été traduites en plusieurs langues. Il occupe le fauteuil de Commissaire à la réalisation du projet du Mémorial de Gorée.&lt;/em&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;"Un Paysan-pêcheur est avant tout un citoyen qui fait partie intégrante de sa société. Il vit les problèmes, les joies, les peines et les mutations de celle-ci. Dans ce cadre précis, il n'est pas possible qu'il se croise les bras, qu'il reste passif devant une misère ou une mort qui s'installent dans sa société. Le combat est à tous les niveaux. Evidemment, ce que l'on appelle les intellectuels (parce que je n'aime pas cette appellation), se sentent beaucoup plus engagés dans une certaine lutte de transformation de la société. Et les écrivains ne sont pas toujours des intellectuels. Il faut faire la part des choses. Je vous en parle parce qu'il y a actuellement au Sénégal un débat sur le problème des intellectuels. Je pense que l'écriture est avant tout une démarche individuelle avant d'être une démarche politique, sociale ou universelle. Comment participer à une lutte politique ? Je crois qu'il ne s'agit pas pour l'écrivain de rejoindre l'environnement politique. L'écrivain n'est pas un homme politique. Il est un créateur. Il est un écrivain. Il est un réveilleur des consciences. C'est peut-être dans ce sens là qu'il peut contribuer quelque part à changer sa société. Vous savez très bien que ceux qui ont porté l'Afrique aux indépendances dans certains pays étaient des hommes de culture. Il y a eu Senghor, Agostino Neto, pour ne citer que ceux-là, qui dans l'histoire de l'Afrique ont joué un grand rôle." &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;A suivre&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;"Activer les pages de messages blog"&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5039598541221843271-5752141778609950936?l=cikurubatumike.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cikurubatumike.blogspot.com/feeds/5752141778609950936/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cikurubatumike.blogspot.com/2008/09/ecriture-et-engagement-politique.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5039598541221843271/posts/default/5752141778609950936'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5039598541221843271/posts/default/5752141778609950936'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cikurubatumike.blogspot.com/2008/09/ecriture-et-engagement-politique.html' title='Ecriture et engagement politique'/><author><name>cikuru batumike</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14630283790033688733</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_EsFUfCKl6e8/SqSwPCw3cTI/AAAAAAAAANU/F2llh-NDPCk/S220/cikuru3.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_EsFUfCKl6e8/SPEsz4fDZbI/AAAAAAAAAKE/7d1-__HgShk/s72-c/amadousall.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5039598541221843271.post-5655414584231884450</id><published>2008-08-08T14:18:00.000-07:00</published><updated>2008-08-08T15:25:32.118-07:00</updated><title type='text'>Isabel Lunkembisa a une passion : la danse</title><content type='html'>&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5232261912980722786" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_EsFUfCKl6e8/SJy6fPcFlGI/AAAAAAAAAGI/RAK-MIe_9SE/s320/isalunkembisa.jpg" border="0" /&gt;&lt;em&gt;L'Angolaise Isabel Lunkembisa n'a d'yeux que pour la danse. A 32 ans, elle a décroché la timbale et compte la garder. Interview d'une danseuse heureuse et fière de l'être. &lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;Isabel Lunkembisa découvre la danse à l'âge de 4 ans, par une fréquentation épisodique de cours et de séances de danse. Au fil des années, elle y prend goût et s'y intéresse de près. Elle décide de maîtriser les techniques de cet art fait de mouvements rythmés pour devenir, un jour, danseuse. A force de travail et de conviction, elle engage son temps et son énergie dans la danse. Aujourd'hui domiciliée au Tessin, elle parcourt les quatre coins de la Suisse pour porter haut les couleurs d'un art devenu un allié de tous les jours, quand bien même, dans sa vie d'adulte, elle consacre son temps à une autre discipline, le métier de traductrice.&lt;em&gt; "La danse représente beaucoup pour moi. Elle est non seulement une passion, mais également une démarche pour trouver mon équilibre mental ou physique. Elle me sert aussi à jeter les ponts, à communiquer avec l'Autre représenté ici par le public. Il existe des choses que le langage qu'est la parole n’arrive pas à exprimer. Je le fais avec la danse."&lt;/em&gt;&lt;em&gt; &lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;-Pourquoi la danse et non pas une autre discipline artistique ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;"Enfant, j’avais senti cette nécessité de danser. C'était plus qu'une passion. Adulte, j'ai découvert en la danse un moyen de me surpasser, d'affronter des moments difficiles, de partager, grâce aux échanges culturels. Dès l’âge de 15 ans, j'ai fait un premier pas : j’ai commencé à danser dans une compagnie de danse pour teenager à Berne. Ce fut une bonne expérience, surtout celle de la pratique de la langue. Au contact des Suisses allemands, j'ai appris la langue locale, je suis entrée dans la culture suisse. Une fois les techniques apprises, je me suis mise, à 20 ans, à mon tour, à enseigner la danse africaine. Les choses sont allées très vite. Pendant un séjour de plusieurs mois à New York, j'ai eu la possibilité de découvrir la richesse artistique d'autres horizons. J'ai amélioré mon style tout en apprenant l’anglais. Actuellement, je donne des cours de danse au Tessin, à l'intention des adultes et des plus jeunes dans des écoles. Pour participer à mes cours, il faut avoir la joie et l'intérêt de faire de la danse, au besoin afficher une réelle ouverture mentale. Je suis disponible à cette adresse : Isabel Lunkembisa, 6600 Muralto, Suisse, tél. +41 91 751 66 81. Mon grand laboratoire reste la Compagnie de danse-thêatre de Tiziana Arnaboldi.“ &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;-Pratiquez-vous une danse particulière ? Laquelle ? Avez-vous des influences particulières ?&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;"Je pratique la danse africaine, le Hip-Hop et, depuis 2005, la danse contemporaine. J’essaie de mélanger différents styles de danse. Je donne priorité à la danse afro. J'ai côtoyé des „Maitres“ de cette discipline, entre autres, pour citer quelques uns, &lt;strong&gt;Koffi Koko, Germaine Acogny, Irène Tassembedo, Ismael Ivo, George Momboye, Andrew, Culture Shock ZH&lt;/strong&gt; etc. Mes influences, c'est aussi mes observations faites dans des nombreux workshops ; ma formation chez Pierre et Prosper (Congo), à Zurich et à Paris entre 1995 et 1998; ma fréquentation du Broadway Dance Center, à New York, entre 1998 et 1999. J’ai aussi suivi des cours de danse pour enfants en Angola. Aujourd'hui je travaille avec la troupe ACAO de Luzi Schilling et Magatte Ndiaye; je travaille avec Regina Ribeiro et sa Compagnie; j'apporte ma collaboration à différentes productions de danse en Suisse et à l’étranger. En effet, de nos jours, il est opportun d'être un/e artiste multidisciplinaire. L’ouverture vers les autres styles de danse et leur respect est indispensable. J'ai cette chance de savoir maîtriser mon propre style et d'être prête à comprendre les autres. Ceci permet de s'enrichir et de naviguer dans plusieurs formes artistiques."&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;-Y a-t-il un événement particulier qui a marqué, à ce jour, votre parcours de danseuse ?&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;"Avec la dernière pièce &lt;em&gt;Cruda Bellezza&lt;/em&gt; ( Beauté crue ), c'est l'histoire même de ma vie qui est racontée. Je me sers d'un langage personnel pour retracer mon itinéraire de jeune adolescente malmenée par la guerre dans mon pays l'Angola, avant mon exil en Suisse. Ces moments de vie, je les ai construits avec la chorégraphe &lt;strong&gt;Tiziana Arnaboldi&lt;/strong&gt; et le réalisateur africain &lt;strong&gt;Mohammed Soudani.&lt;/strong&gt; La pièce avait reçu une importante subvention et fait l'objet d'un prochain documentaire en Afrique. Un prix que peu de compagnies artistiques peuvent s'enorgueillir d'avoir reçu.“ &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;-&lt;strong&gt;Connaissez-vous le pays de vos origines ? Vous inspire-t-il pendant vos créations ?&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;"Je connais l'Angola. J'ai l'ai quitté très tôt. J'étais un enfant. Ce qui ne m'empêche pas de m'inspirer de danses africaines, particulièrement celles de l’Afrique de l'Ouest et du Congo. Chose surprenante, il arrive que dans mes chorégraphies j'intègre les rythmes traditionnels angolais, sans le savoir. Les Angolais qui ont assisté au solo de mon dernier spectacle Cruda Bellezza, affirment avoir décelé dans mes pas des rythmes de la région du sud d’Angola. Est-ce ma mémoire d’enfant qui est venue à ma rescousse ? Allez savoir."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;-Après la pièce Cruda Bellezza, avez-vous d'autres projets en rapport avec la danse ?&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;"Je viens de terminer une formation professionnelle et je travaille dans le domaine de la danse thérapeutique. Je souhaite monter un projet avec des personnes confrontées aux problèmes de divers ordres, principalement psychologiques. Ce sera ma contribution à l'amélioration de la perception que la société a de ses malades; ce sera ma façon de démontrer que la danse n'est pas un lieu d'exclusion et que les personnes malades peuvent danser. Vous savez, la danse touche la partie "saine“ qui est en chacun de nous. Je veux démontrer qu'elle peut stimuler la mémoire de n'importe quelle personne. Elle peut permettre à tout le monde de s'exprimer ou d'évacuer des tensions intérieures.“&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;-Qu'appréciez-vous par dessus tout dans la vie ? Et que détestez-vous ?&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;"J’apprécie l’amour du prochain sous toutes ses formes ; la sincérité ; l’ouverture d’esprit ; le respect, la persévérance et la beauté de la diversité. Je déteste l’ignorance, le racisme, l’hypocrisie et la jalousie.“&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;-Quelles sont les difficultés rencontrées dans l'exercice de votre travail ?&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;"Malheureusement, il n’y a pas beaucoup de Compagnies qui, en Suisse, considèrent la danse africaine d'une manière professionnelle. Ceci aurait été une occasion de donner à ce style de danse sa vraie valeur; de l'apprécier comme c'est le cas pour les ballets ou le Jazz. Il faut encore se battre contre ces "clichés“ qui soutiennent que la danse africaine ne connait pas de technique; qu'elle se limite à sauter; il faut se battre pour obtenir des subventions qui puissent permettre d'assurer certains projets. Peu de chorégraphes suisses connaissent la richesse, la difficulté et la compléxité des techniques de la danse africaine. Alors que, paradoxalement, la danse africaine est à l'origine de plusieurs styles de danse.“&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;"Activer les pages de messages blog"&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5039598541221843271-5655414584231884450?l=cikurubatumike.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cikurubatumike.blogspot.com/feeds/5655414584231884450/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cikurubatumike.blogspot.com/2008/08/isabel-lunkembisa-une-passion-la-danse.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5039598541221843271/posts/default/5655414584231884450'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5039598541221843271/posts/default/5655414584231884450'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cikurubatumike.blogspot.com/2008/08/isabel-lunkembisa-une-passion-la-danse.html' title='Isabel Lunkembisa a une passion : la danse'/><author><name>cikuru batumike</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14630283790033688733</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_EsFUfCKl6e8/SqSwPCw3cTI/AAAAAAAAANU/F2llh-NDPCk/S220/cikuru3.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_EsFUfCKl6e8/SJy6fPcFlGI/AAAAAAAAAGI/RAK-MIe_9SE/s72-c/isalunkembisa.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5039598541221843271.post-5498871558427469201</id><published>2008-06-15T09:42:00.000-07:00</published><updated>2008-06-16T00:40:18.063-07:00</updated><title type='text'>Jules Bagalwa Mapatano ou la quête constructive d'un intellectuel africain</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_EsFUfCKl6e8/SFVJdzAkagI/AAAAAAAAAFY/B9nFBabRxNo/s1600-h/bagalwa.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5212152920008845826" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_EsFUfCKl6e8/SFVJdzAkagI/AAAAAAAAAFY/B9nFBabRxNo/s320/bagalwa.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;strong&gt;"Crise de l'État et migrations : la diaspora congolaise-zaïroise en Suisse, 1980-2005"&lt;/strong&gt; est une récente livraison de Jules Bagalwa Mapatano &lt;em&gt;(en photo) &lt;/em&gt;sortie des presses aux éditions Publibook à Paris. Un texte remanié de Thèse de doctorat à l'Institut universitaire d'études du développement, IUEDGenève. L'auteur y situe l'origine et l'évolution de la crise politique et économique au Congo ex-Zaïre depuis 1980 avant de démontrer comment cette crise de l'État a provoqué l'exil de Congolais notamment vers la Suisse où ils se sont progressivement constitués en une communauté relativement importante. Ensuite, il analyse et évalue les principales relations que les exilés congolais en Suisse ont noué avec leur pays d'origine. La thèse soutient que ces exilés deviennent des acteurs de développement entre la Suisse et le Congo, en dépit du fait que ce rôle ne leur est pas encore reconnu clairement par les deux États. Jules Bagalwa Mapatano est un fin connaisseur de l'histoire et des questions qui se posent dans la région africaine des Grands lacs. Il suit constamment l'évolution politique dans l'actuelle République Démocratique du Congo, son pays d'origine où il a suivi une scolarité fructueuse, jusqu’à l’obtention d’une Licence en Sciences Politiques et Administratives en 1988. Une période mouvementée dans l’ex-Zaïre de Mobutu qui s'engouffrait déjà dans une crise socio-économique sans précédent. Entré dans le monde de la politique la même année, il fut très tôt touché par la question de l’émigration et très au fait du vécu à l’intérieur de son pays. C’est en 1993, à Genève, qu’il commence à travailler sur la thèse &lt;strong&gt;Crise de l'État et migrations,&lt;/strong&gt; livre disponible, aujourd’hui, dans les meilleures librairies. &lt;strong&gt;"Crise de l'État et migrations : la diaspora congolaise-zaïroise en Suisse, 1980-2005"&lt;/strong&gt; c'est non seulement &lt;em&gt;"plus de dix années de travail, de recherches, d’entrevues et d’enquêtes marquées par l’actualité politique; mais, également une thèse aboutie, rendant bien compte de la situation paradoxale et complexe des émigrants, témoignage objectif mais non dépourvu de sentiments, qui nous ouvre à la société congolaise, à son passé, son présent et son futur avec une honnêteté et un savoir-faire rarement atteints"&lt;/em&gt; dixit son éditeur.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Attentif, analyste et fin polémiste&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Plus qu'un intellectuel attentif aux problèmes de son temps, Jules Bagalwa Mapatano joue un rôle d'analyste en nous livrant, régulièrement, ses réflexions sur la situation en RDCongo. Des sujets divers passionnent cet ancien assistant à l'ISDR/ Bukavu (RDCongo) et actif contributeur aux publications scientifiques de l'institut de recherche pour le développement (IRD). Des sujets qui regorgent d'exemples actuels dans une société en mutation à l'instar de : "La société civile face à la guerre au Kivu / RDC"; "Guerres gigognes, société civile et quête de paix au Kivu"; "L'usage féminin des tontines : la "maison congolaise" en Suisse", in "Côté jardin, côté cour. Essai sur l'économie de la maison africaine"; "Le problème de nationalité des populations frontalières de l'Est du Zaïre, cas actuel de la ville de Bukavu au Kivu"; "Le poids des économies non officielles; Ethnies: de quoi parle-t-on ? Description d'une ethnie de la région des Grands Lacs" : "Les Bashi dans la région du Sud-Kivu, au Zaïre"; "Les sociétés de transfert de fonds entre la Suisse et la République Démocratique du Congo (Diaspora, développement et mondialisation)"; “La chanson populaire politique face à la violence politique au Congo-Zaïre post-Mobutu”, etc.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;On connaît ses positions sur différentes questions, des plus anodines aux plus complexes. Habitué des forums sur internet, ses prises de position ne passent pas inaperçues qui nous révèlent un fin polémiste admiré par les uns ou controversé par d'autres. Il est de ceux qui tiennent compte non seulement des réalités de notre temps, mais également adoptent une perception non partisane des rapports entre les Afriques indépendantes et leurs anciennes colonies, pour plus d’équité et de respect. Souvenons-nous. En janvier 2005, Madame Marie-Dominique Simonet, Ministre Wallonne des Relations Extérieures (CDH), accordait une licence portant construction d'une ligne de fabrication de munitions en Tanzanie. Une pétition circula, à cette période-là, sur internet pour s'insurger contre cette décision. Ladite pétition attira un nombre impressionnant de participants engagés pour ou contre la prise de position belge concernant la ligne de fabrication sus mentionnée. La position de Jules Bagalwa Mapatano fut celle d'une personnalité qui a toujours privilégié l'honnêteté intellectuelle à l'opportunisme. Son message disait, en substance: &lt;em&gt;"C'est un doigt d'honneur ( je nique ta mère ou ton père dit-on dans le langage voyou d'ici) que fait la Belgique au Congo. Et nous devons en comprendre les raisons sans les accepter, ce qui nous permettrait de réajuster les liens congolo-belges. La Belgique officielle est partagée par des sentiments contradictoires ( comme d'ailleurs vice versa le Congo officiel depuis 1960) vis-à-vis de son ancienne colonie. Qu'elle n'a jamais accepté comme indépendante désormais pour pouvoir nouer avec elle des relations nouvelles mais plus fructueuses et moins conflictuelles. Il me semble qu'en Belgique depuis 1960 et qu'inconsciemment le cénacle politique s'évertue à vouloir montrer aux Congo et aux Congolais véritables que sans elle ils n'existent pas. Erreur si l'on se projette dans le nouveau contexte mondialisé. La Belgique a ses intérêts et l'erreur des dirigeants congolais d'aujourd'hui c'est de penser qu'elle aurait beaucoup de sentiments pro-congolais compte tenu des liens historiques créés par le passé colonial. Très discutable ici où toutes les preuves pour une telle affirmation ne peuvent pas être réunies faute d'espace. Mais sinon, n'aurait-elle pas proposé pareil contrat de transfert de technologie militaire à la RDCongo où l'inconscience patriotique est le dénominateur commun de prétendus politiciens et dirigeants depuis l'arrivée du régime de Laurent-Desiré Kabila en 1997? Si les Congolais et les dirigeants congolais ne comprennent pas le sens de la démarche belge ( purement matérialiste / économique = chercher de l'argent) qui consiste à pactiser avec le plus offrant du moment, nous risquons de nous lamenter sur des relations historiques à tort ultra-privilégiés de notre côté à notre détriment. La Belgique et ses entreprises cherchent de l'argent et la réalité est celle là. Les autres considérations (droits de l'homme, démocratie, intégrité territoriale des États, paix...) passent en dernier plan en Afrique. Réfléchissons, reveillons-nous et travaillons sur nous même."&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Critique africaine : bulletin d’analyse et d’information&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Cette réflexion, il la poursuit, sous d'autres formes, dans les colonnes du premier numéro de &lt;strong&gt;Critique africaine&lt;/strong&gt; publié dernièrement. Un organe d'informations qui s'ajoute aux revues tournées vers les actualités politiques, économiques et culturelles africaines en général, celles de la RDCongo en particulier. Ce numéro comporte trois principales rubriques. Un &lt;em&gt;Spécial&lt;/em&gt; Aimé Césaire : Entre identité, universalité et actualité. Hommage à Aimé Césaire et à la négritude. Une rubrique &lt;em&gt;Interculturalité&lt;/em&gt; autour du roman &lt;em&gt;Un fou noir au pays des blancs&lt;/em&gt; de Pie Tshibanda Wamuela Bujitu. Une dernière rubrique &lt;em&gt;A la une&lt;/em&gt; fait une large part à l'article de fond "Le Swahili n’est pas une langue d’occupation en RDCongo". Une réponse claire et nette à la question SWAHILI: UN DANGER POUR LA RDC ? posée maladroitement sur un site internet. Question : La langue swahilie est-elle devenue une arme d'occupation, un instrument de domination et un facteur de division en RDC ? La langue swahilie pose-t-elle un réel danger à la sécurité et à l'intégrité de la nation congolaise ? Les compatriotes de l'Est (principalement du Grand Kivu) ont-ils subi un profond lavage de cerveau ? L'État congolais doit-il prendre des mesures légales draconiennes ? La réponse de Jules Maps Bagalwa Mapatano est sans ambages et plus sérieuse que la question posée. &lt;em&gt;Qualifier le Swahili de langue d'occupation au Congo fait sourire si cela ne révélait pas peut-être l'ignorance totale des réalités sociologiques et culturelles du Congo par ceux qui avancent cette hypothèse.&lt;/em&gt; Avant d'étayer longuement sa thèse. Pour contribuer à la vie de "Critique africaine", écrivez à sa rédaction: CP 153 – 1219 Châtelaine /Genève, Suisse, Tél-Fax : 00 41 22 797 09 11. Jules Maps Bagalwa Mapatano gère, aujourd'hui, le travail du Groupe d'analyse et de réflexion sur la RDCongo, une association sans but lucratif, apolitique, citoyenne et sans parti pris dont sont membres les Africains, les non-Africains, les Congolais, les non-Congolais qui partagent ses objectifs sans aucune distinction de sexe, de couleur de peau et de croyance religieuse.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;"Activer les pages de messages blog"&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5039598541221843271-5498871558427469201?l=cikurubatumike.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cikurubatumike.blogspot.com/feeds/5498871558427469201/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cikurubatumike.blogspot.com/2008/06/jules-bagalwa-mapatano-ou-la-qute.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5039598541221843271/posts/default/5498871558427469201'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5039598541221843271/posts/default/5498871558427469201'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cikurubatumike.blogspot.com/2008/06/jules-bagalwa-mapatano-ou-la-qute.html' title='Jules Bagalwa Mapatano ou la quête constructive d&apos;un intellectuel africain'/><author><name>cikuru batumike</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14630283790033688733</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_EsFUfCKl6e8/SqSwPCw3cTI/AAAAAAAAANU/F2llh-NDPCk/S220/cikuru3.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_EsFUfCKl6e8/SFVJdzAkagI/AAAAAAAAAFY/B9nFBabRxNo/s72-c/bagalwa.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5039598541221843271.post-2359310378684672244</id><published>2008-03-09T10:34:00.000-07:00</published><updated>2008-03-09T10:48:35.356-07:00</updated><title type='text'>Festival International de Films de Fribourg: La Noire de...à la 22e édition derrière une Flower in pocket primée</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_EsFUfCKl6e8/R9Qg61Ky7AI/AAAAAAAAAC4/K7rUpvh_NmA/s1600-h/fribourg+film"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5175798066832403458" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_EsFUfCKl6e8/R9Qg61Ky7AI/AAAAAAAAAC4/K7rUpvh_NmA/s320/fribourg+film" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; remise de prix au film de Liew Seng Tat&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Poignant tableau que celui dressé par le film La Noire de... de Sembene Ousmane à travers l’histoire de Diouana présentée au dernier Festival International de Films de Fribourg.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Main-d'oeuvre malléable à merci&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Une jeune sénégalaise pleine d’espoir et vouée à un bel avenir se trouve confrontée à la dure réalité de la vie qu'elle n'imaginait pas. En effet, un couple de blancs installé au Sénégal, que tout vouait à la bonté, daigna embaucher, au sein de sa petite famille, Diouana comme gouvernante. Deux enfants à accompagner et à surveiller. Satisfait du travail de Diouana, le couple décida de ne pas se séparer de ses services une fois de retour en France. La France. Que du bonheur pour une jeune fille qui n'en espérait tant, au point de plaquer son jeune fiancé, à peine rencontré. C’était sans compter des aléas de la vie d’exil : une solitude pesante et le mépris de quelques Blancs compléxés, que Diouana n’imaginait certes pas, mais qui la conduisirent vers un destin tragique, le suicide. Comparé au destin de nombreux esclaves, l'itinéraire de Diouana n’est, ni plus ni moins , qu’une transposition de la vie de ces immigrés venus des pays pauvres vers ce qu'ils croient être un Eldorado. Une Europe qui ne demande pas mieux que se servir dans le contingent clandestin d'une main-d’œuvre gratuite ou bon marché, malléable à merci. En effet, le récit de Sembene Ousmane se déroule en 1958, à la veille des indépendances africaines, où le visage de la traite négrière tombait peu à peu ses masques. Cinquante années après, le sujet traité par Sembene Ousmane reste d’actualité. Avec des nouvelles données, dans un monde globalisé aux visages multiples: repli sur soi, esclavage, racisme, haine et autres drames atroces. En effet, des centaines de films dans la mouvance de la réflexion de Sembene Ousmane ont vu le jour. Aux quatre coins du monde. Ils servent à la fois à nous interroger sur le pourquoi de la dévalorisation par l'homme de son semblant et sur les solutions à faire intervenir. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Hommage à Lee Chang-dong&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;La Noire de... faisait partie des métrages à l'édition 2008 du Festival International de films de Fribourg qui a fermé ses portes le 8 mars 2008. Commencé le 1er mars dernier, le programme dudit festival comprenait une douzaine de films de fiction et documentaires en compétition. Ils étaient en compétition pour le Regard d’Or et les nombreux autres prix du festival. Le programme Noir total a conduit les amateurs du cinéma de Buenos Aires à Hong Kong. Une occasion de révéler des vérités souterraines. Cinéma et révolution a présenté, quant à lui, les années 1960 et 1970 à travers les dernières convulsions révolutionnaires. Il y a eu Mai 68, la critique de la société de consommation, mais aussi le guévarisme en Amérique latine, le maoïsme, le mouvement naxalite en Inde. Le cinéma a toujours témoigné de ces mouvements. Au programme de la séquence L’amour global, les cinéphiles de Fribourg ont vu des métrages présentant des femmes en lutte pour sauver leurs sentiments et leur vie, que ce soit contre les hommes, la fatalité économique ou le poids de l ’Histoire. Un hommage a été rendu à Lee Chang-dong qui marque, depuis une quinzaine d’années, le cinéma coréen. On a vu aussi :Bienvenue à la « Cineteca di Bologna ». Cette cinémathèque italienne a restauré quatre trésors qui parlent d’Afrique et de musique, dont «Transes », un film marocain, sous l’égide de la World Cinema Foundation que préside Martin Scorsese. Enfin, la Sélection Hors Compétition et Courts métrages faisait la part belle aux dernières oeuvres de cinéastes connus, à des films hors normes et à des avant-premières. Par ailleurs, trois programmes de courts métrages avaient fait le bonheur des amateurs du genre. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le film Flower in the Pocket primé&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Signalons que le Jury de la 22e édition du Festival International de Films de Fribourg a sacré le film Flower in the Pocket du réalisateur malaisien Liew Seng Tat par le prix « Le Regard d’Or ». Flower in the Pocket (Une fleur dans la poche) est le premier long métrage du réalisateur malaisien Liew Seng Tat, 29 ans. La trame est des plus convaincante : l'histoire est celle de deux garçons délaissés par leur père et qui grandissent sans leur mère. Où la gravité côtoie l’humour, l’espoir émerge des difficultés quotidiennes. D'autres prix ont été attribués aux plus méritants. Le Festival International de Films de Fribourg s'est placé, une fois de plus, au rang des grands festivals publics de Suisse. Avec une affluence de 25'500 personnes dans les salles de cinéma et 2'400 pour les rencontres hors projections, la fréquentation du FIFF est restée stable. La prochaine édition du Festival se déroulera du 14 au 21 mars 2009. &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;"Activer les pages de messages blog"&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5039598541221843271-2359310378684672244?l=cikurubatumike.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cikurubatumike.blogspot.com/feeds/2359310378684672244/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cikurubatumike.blogspot.com/2008/03/festival-international-de-films-de.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5039598541221843271/posts/default/2359310378684672244'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5039598541221843271/posts/default/2359310378684672244'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cikurubatumike.blogspot.com/2008/03/festival-international-de-films-de.html' title='Festival International de Films de Fribourg: La Noire de...à la 22e édition derrière une Flower in pocket primée'/><author><name>cikuru batumike</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14630283790033688733</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_EsFUfCKl6e8/SqSwPCw3cTI/AAAAAAAAANU/F2llh-NDPCk/S220/cikuru3.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_EsFUfCKl6e8/R9Qg61Ky7AI/AAAAAAAAAC4/K7rUpvh_NmA/s72-c/fribourg+film' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5039598541221843271.post-563092104095801479</id><published>2008-01-23T13:15:00.000-08:00</published><updated>2008-02-16T03:40:13.051-08:00</updated><title type='text'>L'Internet ? Parlons-en</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_EsFUfCKl6e8/R7bLeWfRP5I/AAAAAAAAABY/psCUduUV6zs/s1600-h/gaboninternet.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5167541344747470738" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_EsFUfCKl6e8/R7bLeWfRP5I/AAAAAAAAABY/psCUduUV6zs/s320/gaboninternet.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Internet est un outil nouveau: il s'impose au monde des médias et s'implante avec ses expressions, son vocabulaire et sa part de rêve. Il compte parmi les conquêtes de l'homme dans l'histoire de la communication. A l'instar de tout ce qui est nouveau, il génère des espoirs, pour un public cible: les internautes du monde entier. Quelques personnes deviennent proches techniquement au niveau de la fascination. D'autres y trouvent ce que ne contiennent pas les médias traditionnels de leurs propres pays: elles peuvent s'en servir pour le transfert des données ou des services. Dernier venu de l'espace médiatique, ce support compte sur son originalité pour satisfaire un public cosmopolite et des nombreuses ambitions. En effet, le web crée une évolution par son apport non-limitatif (l'axe espace-temps: on y accède à n'importe quels moment et heure et de n'importe où) et par son aspect interactif (diverses possibilités d'échange des informations sans être tributaires d'un horaire ou de la censure; à l'exception de la réticence de quelques pays).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Seulement voilà: ce média complémentaire au service du monde entier bénéficie différemment aux internautes selon qu'ils l'adoptent dans les pays dits avancés ou au sein des sociétés nouvelles. Dans ces dernières, l'Internet reste un outil rare, destiné à quelques privilégiés. Un récent rapport du Programme des Nations Unies pour le Développement confirme la faiblesse de sa réceptivité par les Africains: ils sont parmi les défavorisés soit les 0,2 % d'utilisateurs dans le monde. Le même rapport insiste sur le fait que les habitants des pays riches, un cinquième de l'humanité, représentent 90 % de ses bénéficiaires. Une récente étude réalisée sur 75 pays dont les résultats étaient présentés à la réunion annuelle de l'Association américaine de sociologie faisait le constat du "retard" des pays du sud pour accéder à l'âge de la toile. On en revient toujours au schéma connu d'un monde coupé en deux: "Pays riches toujours plus riches et mieux équipés face aux pays pauvres qui se traînent".&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le web a pour caractéristique, dans cette coupure du monde en deux, de faire apparaître des nouvelles exclusions et des disparités entre les divers groupes sociaux. Plus les peuples se rapprochent techniquement, plus les distances symboliques et culturelles deviennent difficiles à franchir. En définitive, dire que les sudistes sont sous-représentés sur la toile n'est pas une révélation. Poser le problème de ce phénomène est une nécessité d'information susceptible de contribuer au débat. Une question d'infrastructures On n'égrène plus les avantages que le village virtuel planétaire offre à ses usagers. Sa rapidité et sa liberté de ton configurent sa force. Il casse la barrière entre les faits et l'information. Il sert de tribune d'expression et d'échange d'idées aux internautes. Les uns en tirent largement des avantages. Les autres ne le peuvent tout simplement pas. Il s'agit principalement des pays où se pratiquent des démocraties de façade, des États gangrenés par des pouvoirs aux démarches partisanes et dictatoriales. Et des pays sans véritables structures technologiques. Autrement dit, l'Internet n'est rentable que là où existent des structures d'éducation et de formation améliorées. Il ne sert que dans des États exploitants des Technologies de l'Information et de la Communication (ordinateurs, programmes électroniques, e-mail, Internet et autres CD-roms). Il n'est utile que dans des États ouverts aux libertés de la presse ou ayant les structures prêtes à l'accueillir (locaux, réseaux nécessaires dont le téléphone ou toute liaison spécialisée en mesure de le relier à un ordinateur).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Enfin, l'Internet reste rentable dans des États qui peuvent faciliter à leurs citoyens l'accès en ligne aux données proposées, par l'acquisition, d'un bagage nécessaire à la maîtrise de différentes charnières technologiques. En effet, la fiabilité, la complexité, la diversité, les innovations technologiques perpétuelles nécessitent de la part des usagers des connaissances spécifiques. Manipuler le If (Graphique Inter change Format) en vue de l'animation des bannières; comprendre le html (Hyper Texte Marker Langage) pour créer des pages et des documents hypertexte; participer aux News groups (forums de discussion et autres cafés virtuels); devenir Webmestre et gérer les aspects techniques et le contenu d'un site Internet, etc. sont des tâches d'une grande complexité. Leur maîtrise dépend du temps, des moyens disponibles en hommes et en matériels, et surtout, de la transparence dans les politiques de certains pays.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;"Activer les pages de messages blog"&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5039598541221843271-563092104095801479?l=cikurubatumike.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cikurubatumike.blogspot.com/feeds/563092104095801479/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cikurubatumike.blogspot.com/2008/01/linternet-parlons-en.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5039598541221843271/posts/default/563092104095801479'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5039598541221843271/posts/default/563092104095801479'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cikurubatumike.blogspot.com/2008/01/linternet-parlons-en.html' title='L&apos;Internet ? Parlons-en'/><author><name>cikuru batumike</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14630283790033688733</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_EsFUfCKl6e8/SqSwPCw3cTI/AAAAAAAAANU/F2llh-NDPCk/S220/cikuru3.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_EsFUfCKl6e8/R7bLeWfRP5I/AAAAAAAAABY/psCUduUV6zs/s72-c/gaboninternet.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5039598541221843271.post-3207628631661030790</id><published>2008-01-13T06:14:00.000-08:00</published><updated>2008-02-16T03:17:45.797-08:00</updated><title type='text'>Carla Peairo dans l'univers de ses sensuelles acryliques et aquarelles</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_EsFUfCKl6e8/R7bGR2fRP2I/AAAAAAAAABA/xOHUPIkEyzU/s1600-h/carlapeairo.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5167535632440967010" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_EsFUfCKl6e8/R7bGR2fRP2I/AAAAAAAAABA/xOHUPIkEyzU/s320/carlapeairo.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;"La raison d'être de mon art est de dégager l'amour de la vie". Carla Peairo répète ce principe depuis que, présente en Suisse, elle assure la continuité de sa passion, la peinture. Aujourd'hui, elle s'épanouit dans cette carrière artistique embrassée à Benguela, sa ville natale, depuis l'âge de treize ans. Portrait de l'artiste.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Née à Benguela (Angola) en 1961, Carla Peairo s'intéresse dès 1973 aux arts plastiques. Elle suit, normalement, une formation de dessin, de peinture et de décoration avant de fréquenter l'Institut Supérieur des Sciences de l'Éducation en Angola. En 1983, elle se rend à Lisbonne. Elle s'intéresse au dessin publicitaire, aux créations et confections de modèles, à la programmation et au contrôle de production dans l'industrie textile. Admise au Centre d'art et Communication audiovisuelle de Lisbonne, elle y complète une formation de dessinatrice. C'est sans peine qu'elle suit des ateliers de sculpture et arts graphiques ou de modelage d'argile. Elle fréquente, à l'occasion, l'atelier de peinture de la Société nationale des Beaux Arts avant de rejoindre Neuchâtel où elle installe son premier atelier de travail. On découvre la suite, au fil des années. Une continuité sans faille du travail amorcé et une présence régulière sur la scène artistique suisse et étrangère. En plus de sa formation artistique, Carla Peairo a une expérience d'assistante sociale et de professeur d'anglais.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;Un travail reconnu&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Des baobabs sous formes rondes; des arbres en courbes et des dunes de sables colorées du Namibe naissent sur des Aquarelles, des Mixtes sur toile et des Acryliques sur toile de l'artiste. Les trois dernières importantes expositions individuelles de Carla Peairo restent impressionnantes. Par des espaces d'ombres, de lumières et de couleurs qui font apparaître des personnages sensuels. Elles avaient eu lieu, successivement à &lt;strong&gt;Europ'Art O6&lt;/strong&gt;, à l'occasion de la foire internationale d'art de Genève, à l'Hôtel de l'Écluse à Neuchâtel et à la Galerie Quint-Essences de Bevaix. Sa collection Dunes du Namibe est des plus touchantes. Des choses et des paysages de rêve que l'artiste Carla Peairo aime nous faire saisir dans toute leur majesté. Elle longtemps fait ses travaux avec de la peinture à l'huile. Une démarche artistique abandonnée au profit de l'acryl depuis les années 2000 pour des raisons de commodité. A son actif, un travail reconnu, aujourd'hui, en Suisse et sur le plan international. Ses tableaux voyagent ou se reposent dans des collections aussi bien publiques que privées en Angola, son pays d'origine, en Suisse, son pays d'adoption, et d'autres pays : Danemark, USA, Angleterre et Norvège. Ses nombreuses expositions individuelles ou collectives nous font découvrir des thèmes axés sur des mythes et des signes. On apprécie les débuts de l'artiste en Suisse à travers &lt;em&gt;"Femme avec enfant"&lt;/em&gt; (en aquarelle), allusion faite à la fécondité et à la continuité "comme symboles attribués à l'univers féminin" et &lt;em&gt;"Makoundjis Yangba"&lt;/em&gt; (mixte sur toile) où l'artiste semble donner vie à ses personnages.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;Des thèmes actuels&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ces derniers temps, l'artiste travaille sur l'approche artistique des dunes et du désert. Les images du désert du Namibe ou celles de l'Angola ont laissé à l'artiste des merveilleux souvenirs. "Elles m'ont transmis des moments de sensation, de contact avec la terre qui me fait penser en premier lieu à mon enfance. Ce rapport à la poussière qui couvrait nos corps, dans la cité de Benguela, reste magique. A la plage, on s'engouffrait dans du sable chaud pour vivre des émotions. Le désert, ça me travaille; il est toujours là; c'est signe qu'il est vivant et je m'en réjouis à chaque fois que j'y pense." Des bons souvenirs mais aussi des réalités cruelles. "Il y a aussi le fait de savoir qu'en cherchant la vie, beaucoup de gens y sont morts. C'est mon hommage à ces gens là qui ont marché pour une quête de vie meilleure; ils ne sont pas arrivés à destination ayant été engloutis, mangés par les dunes."&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Carla Peairo aime à dire qu'il n'y a pas que des dunes dans ses récentes créations. Au-delà des thèmes inspirés du désert, il y a l'arbre à palabres, l'arbre à qui l'on confie un secret. Et surtout la terre. "En effet, dit l'artiste, j'ai introduit dans certaines de mes compositions des symboles africains. C'est le cas avec le "ventre de Woot", qui est notre ancêtre africain. Un symbole qui me rappelle le début de la naissance de cette flamme qu'est le désert. Voyez ce tableau, par exemple où je fais appel à la liane, tout ce qui nous lie à la terre, donc la corde. La liane croit depuis la terre avant de répandre dans l'espace. Ces lianes africaines que je touche d'une façon invisible. Tout est lié à l'invisible. Notre corps peut être une liane. La relation est très proche. Toujours cette relation entre l'homme et la terre. J'arrive à transmettre une idée beaucoup plus épurée, nettoyée. Avant il y avait une grande histoire dans un tableau, des thèmes qui se développent à partir des captations rapides, des visions inspirées de souvenirs, de vicissitudes, de dispositions et de sentiments; de ma condition de femme artiste africaine. Aujourd'hui je focalise l'attention sur une seule idée." Pour l'illustrer, Carla Peairo fait allusion à sa rencontre avec le travail de l'écrivaine congolaise Clémentine Faik-Nzuji Madiya. Le livre de cette dernière, sur les symboles graphiques en afrique noire, a capté son attention. "J'ai lu ce livre très attentivement. Il m'a tellement inspiré que j'ai décidé d'introduire des symboles graphiques dans mes oeuvres."&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Des projets en Angola&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Des Acryliques sur toile sur des symboles graphiques en Afrique noire ! Ici, les tableaux l'Interdit Protecteur; l'Origine Divine de l'Homme, là Le croissant lunaire, Kalunga et autres La Terre. "J'ai contacté Mme Faik-Nzuji. Elle a été très contente de savoir qu'une artiste s'inspirait de son travail pour le transposer sur le plan artistique. Ses encouragements m'ont donné envie de continuer, d'aller plus loin, c'est-à-dire retravailler, étudier, montrer, donner à connaître surtout aux africains leurs symboles. De travailler à une sorte d'apprentissage aux enfants: leur expliquer ce que sont les symboles "Je ne crains personne sauf Dieu"; "la patte du crapaud"; Tondongo et le ventre de Woot". Leur apprendre comment on écrit la terre en langage africain. C'est un thème qui est loin d'être épuisé."&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'inspiration de l'artiste se concrétise grâce aux matériaux adaptés et une texture convenable à ses choix. Ses tableaux en sortent plus dynamiques et mesurés. Certes, l'environnement dans lequel elle travaille est éloigné des réalités angolaises. Mais, l'élément espace géographique ne la contraint pas à rompre avec ses thèmes de prédilection liés à ses origines culturelles. Ce que la création de l'art peut se réaliser n'importe où et traduire les réalités historiques d'un espace distancé. Une raison simple à ce phénomène: chez Carla, l'inspiration vient avant tout de l'intérieur. Entre "Toile" et "Femmes du sud", deux de ses tableaux (huile sur toile), c'est toute la valeur de l'art africain qu'elle extériorise. L'artiste a-t-elle une préférence pour un courant artistique? Elle ne le pense pas. Son désir se limite à dégager à travers ses tableaux "l'amour de la vie, la solidarité, la cohésion et une certaine ambiance intemporelle qui s'approche du divin." La peinture de Carla continue à être signalée dans diverses manifestations artistiques en Suisse. Un point marquant : son style n'est pas déterminé par sa situation d'exil, mais par un passé toujours présent. Cela n'est pas surprenant lorsqu'on vient d'un continent où les thèmes pleins de mythes et de signes restent inépuisables. "Mes oeuvres s'orientent essentiellement vers thématique d'expression africaine, parfois avec des atmosphères surréalistes. En définitive, elles représentent différents aspects de la vie des gens d'Afrique : la fécondité et la continuité, comme symboles attribués à l'univers féminin, les moments de loisir et de réflexion sur la vie, les rituels..." Des aspects qui font son univers et qui compteront dans ses futurs projets. "Au mois de mars 2008, à l'occasion de la Journée internationale de la femme, mes tableaux seront présents à la Galerie-Atelier Celamar de Marcela Costa à Luanda (Angola). Une exposition collective internationale intitulée "Mostra d'Arte Mulher" s'y tiendra. En février 2009, je me rendrais de nouveau à Luanda dans le cadre du SIEXPO, Salon international d'exposition d'art, pour une exposition individuelle au Musée National d'Histoire Naturelle."&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;"Activer les pages de messages blog"&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5039598541221843271-3207628631661030790?l=cikurubatumike.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cikurubatumike.blogspot.com/feeds/3207628631661030790/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cikurubatumike.blogspot.com/2008/01/carla-peairo-dans-lunivers-de-ses.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5039598541221843271/posts/default/3207628631661030790'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5039598541221843271/posts/default/3207628631661030790'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cikurubatumike.blogspot.com/2008/01/carla-peairo-dans-lunivers-de-ses.html' title='Carla Peairo dans l&apos;univers de ses sensuelles acryliques et aquarelles'/><author><name>cikuru batumike</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14630283790033688733</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_EsFUfCKl6e8/SqSwPCw3cTI/AAAAAAAAANU/F2llh-NDPCk/S220/cikuru3.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_EsFUfCKl6e8/R7bGR2fRP2I/AAAAAAAAABA/xOHUPIkEyzU/s72-c/carlapeairo.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5039598541221843271.post-3716388870891653490</id><published>2007-12-23T09:53:00.000-08:00</published><updated>2008-02-16T03:42:17.988-08:00</updated><title type='text'>Bonnes et joyeuses fêtes</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_EsFUfCKl6e8/R7bL-GfRP6I/AAAAAAAAABg/xfSbnVGM_aw/s1600-h/desert1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5167541890208317346" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_EsFUfCKl6e8/R7bL-GfRP6I/AAAAAAAAABg/xfSbnVGM_aw/s320/desert1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les fêtes de décembre sont, dans la tradition, très attendues. Pour mille raisons dont une seule suffirait. En effet, leur authentique grandeur est dans la naissance de l'enfant Jésus. On éternise l'instant euphorique de sa venue tout en disant adieu à une année qui ne nous appartient plus. Décembre est à l'image d'un pont qu'on traverse pour rejoindre, dans la joie et la bonne humeur, la nouvelle année; elle est porteuse d'espoir, à l'instar -chez les croyants- de la venue de Jésus. 25 décembre et 1er janvier: deux dates qui se traduisent d'une manière positive. On fait tant de choses: le bilan, l'introspection, les promesses,etc. On regarde l'avenir avec optimisme, en dépit des échecs passés subis ou des souffrances endurées. Or donc, il est une catégorie de personnes pour lesquelles ces fêtes ne symbolisent aucun idéal: les enfants évoluant dans la détresse, la violence et l'intolérance. Ils sont établis,dans leur majorité, dans les pays du Sud. A la suite de plusieurs raisons, ils restent confrontés aux problèmes existentiels de tout ordre et ne peuvent pas réaliser une vocation. Ils sont les oubliés du système dans lequel ils sont nés. Ils sont les défavorisés des programmes politiques mises en oeuvre par leurs Etats -ceux-ci se sont retirés d'un certain nombre de secteurs de la vie sociale dont ils avaient la charge- ou sont victimes des politiques d'"aide" inique et du sous-développement du partage (dans les rapports Nord-Sud) qui font le lit des situations dramatiques. Ils vivent dans la rue à Haïti, à Kinshasa, à Douala et comptent sur des centres, sur des écoles pour être accueillis. Ils sont des déplacés de la guerre au Soudan, dans la région des Grands lacs et attendent qu'on assure leurs soins de santé. Ils sont malades dans les îles Caraïbes et rêvent d'un hôpital public pour se faire soigner. Ils sont victimes d'un tourisme éhonté, fait d'énergumènes de même acabit, aux conduites perverses. Ils sont contraints de tendre la main à qui de droit pour obtenir la générosité, pour être arrachés à l'insécurité et à la précarité de la vie. Certes, des projets d'actions sociales (programme d'éducation, de formation professionnelle) se mettent en place çà et là mais, ils restent insuffisants. En cette période de fêtes, ma pensée va à cette enfance oubliée ou meurtrie et à tous ceux qui, honnêtement, essaient de la soutenir dans sa quête d'un meilleur avenir, particulièrement, à ceux qui essaient de convertir leur assistance en processus productif. Bonnes et joyeuses fêtes ! &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;"Activer les pages de messages blog"&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5039598541221843271-3716388870891653490?l=cikurubatumike.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cikurubatumike.blogspot.com/feeds/3716388870891653490/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cikurubatumike.blogspot.com/2007/12/bonnes-et-joyeuses-ftes.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5039598541221843271/posts/default/3716388870891653490'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5039598541221843271/posts/default/3716388870891653490'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cikurubatumike.blogspot.com/2007/12/bonnes-et-joyeuses-ftes.html' title='Bonnes et joyeuses fêtes'/><author><name>cikuru batumike</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14630283790033688733</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_EsFUfCKl6e8/SqSwPCw3cTI/AAAAAAAAANU/F2llh-NDPCk/S220/cikuru3.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_EsFUfCKl6e8/R7bL-GfRP6I/AAAAAAAAABg/xfSbnVGM_aw/s72-c/desert1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5039598541221843271.post-2391753105752229415</id><published>2007-11-25T12:09:00.000-08:00</published><updated>2008-02-16T03:36:46.425-08:00</updated><title type='text'>Portrait : Fatma Charfi</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_EsFUfCKl6e8/R7bH1mfRP3I/AAAAAAAAABI/uscf0ODnkJg/s1600-h/fatmacharfi.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5167537346132918130" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_EsFUfCKl6e8/R7bH1mfRP3I/AAAAAAAAABI/uscf0ODnkJg/s320/fatmacharfi.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Sur l'un des murs de son salon, des mots et des idées. Ils traduisent certaines de ses observations quotidiennes quand ce n'est pas, par dérision, sa double appartenance. «Trop blanche pour être Africaine, trop africaine pour être Suisse, trop blanche pour être exotique, trop exotique pour être Suisse...» &lt;em&gt;"J'ai la nationalité artiste",&lt;/em&gt; sourit, avec boutade, la suissesse d'origine tunisienne Fatma Charfi. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Un personnage : Abrouc&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Assise, dans son appartement à Berne, qui tient lieu d'atelier, elle contemple une suite de bocaux blancs transparents en pilex, où sont gardés des Abérics. Au singulier, le mot vient de l'arabe &lt;strong&gt;Abrouc &lt;/strong&gt;et signifie quelqu'un de débrouillard, d'arrogant prêt à s'agiter et croire tout contrôler. Une créature à la fois archaïque et moderne à caractère universel. Fatma décida d'en faire un témoin singulier du monde des humains à un moment important de ses tournants. Elle en fit l'élément emblématique de son travail. Avec joie, avec douleur, pour y arriver, elle se servit de la capacité exceptionnelle d'Abrouc à se métamorphoser, s'adapter, se tortiller, se plier, s'enrouler, se dérouler, exécuter toutes sortes de danses, à se combiner avec les éléments et les objets, à se mettre en scène, se faire image, se faire film, apparaître, disparaître. Abrouc est transformé, manipulé à l'infini, soumis aux techniques les plus variables mais immuables dans la constance de son importance. Il est léger, fragile mais en même temps résistant. Il est dramatique, drôle, inquiétant, ridicule, arrogant. Il est souvent pris entre contrainte et liberté dans les différentes mises en scène.  Abrouc a reçu un grand impact international, à Dakar principalement, à l'occasion de la Biennale des Arts 2000. Présenté directement dans sa matérialité, pris en photo ou filmé, ce personnage sert une idée concernant l'homme dans sa réalité. En effet, cette démarche et ce processus créatifs personnels au niveau du concept, des techniques, de l'esthétique soutiennent avec justesse étonnante les préoccupations de l'artiste et sa longue et profonde réflexion sur l'homme, la vie, la mort et la société contemporaine. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Après la formation, le fil des expositions&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Unique fille d'une famille de sept garçons, née en 1955 à Sfax (Tunisie) Fatma Charfi a vite confirmé sa place dans un milieu masculin à la fois conservateur et ouvert. Elle obtient l'aval de ses parents dans ses préférences, pousse loin ses études et ne veut rien modifier à son choix de devenir artiste quand bien même la profession ne nourrit pas forcément son homme. &lt;em&gt;"Je pouvais être professeur d'Université, mais l'exercice de l'art m'attirait. Je voulais avoir la force de créer tout en étant intègre avec moi-même. Prendre le risque de ne pas gagner beaucoup d'argent. Professeur, je pouvais avoir plus, mais artiste, j'avais carte blanche de me donner la liberté de création, d'aller jusqu'au bout de mes objectifs"&lt;/em&gt;. Après quatre ans d'études à l'école des Beaux Arts de Tunis, elle passe, en 1977 un stage de dessin animé en Pologne et de 1980 à 1985, un Doctorat de troisième cycle à l'Institut d'Esthétique et des Sciences de l'Art de Paris Sorbonne. Entre 1986 et 1991, elle suit un stage à l'école Supérieure d'Art Visuel de Genève. Elle met son énergie et son temps dans l'exercice de l'art avec, au bout, dès 1992, une série d'expositions dans les meilleurs espaces artistiques du monde: à Angers, en différents lieux de Suisse, d'Italie, de Tunis et dans quelques villes de France. Comme nul n'est prophète en son pays, la consécration ne lui vient pas de Suisse, son pays d'adoption, mais d'Alexandrie avec l'obtention, en novembre 1999, du Prix du Jury de la Biennale internationale d'Art contemporain. En 2000, la chance lui sourit et des mains du président Abdoulaye Wade du Sénégal, elle reçoit le Grand Prix Léopold Sédar Senghor de la Biennale internationale d'art contemporain de Dakar. Des invitations affluent de partout: Biennale internationale d'art contemporain de Suède (Event 5); Exposition universelle de Hanovre 2000 avant de faire sensation à l'exposition Tunis-Suisse intitulée "Un autre regard" présentant des artistes contemporains au Musée d'art de Tunis. Depuis l'an 2001, Fatma Charfi enchaîne des expositions: au Kunstkeller de Berne; aux Îles Canaries; à Dakart 2002; au Stadtheater dans le cadre des journées culturelles du Monde arabe et au Centre d'Art contemporain Santander en Espagne. Son emploi de temps reste chargé. En 2003, Fatma Charfi était présente aux expositions de groupe au Musée d'art contemporain à St-Louis et au Colorado. En 2006, elle expose à la galerie d’El Marsa, en Tunisie. Aussi : d'autres expositions en 2007 à Gulf Air Fair, Dubai ; à Baltimore Museum, USA; au Kunsthalle Dominikanerkirche Osnabrück, Allemagne, sans oublier une exposition de groupe , dans le cadre des Collections du CHUV , Eté 07, Lausanne , Suisse. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Esprit pacifique et responsabilités familiales&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Or donc, le succès de Fatma Sharfi pose parfois certaines interrogations. En effet, lorsqu'elle arrive en Europe, elle a foi en l'ouverture, aux autres tendances, du milieu de l'art contemporain. Elle se rend vite compte de sa naïveté. En Suisse, on lui dit, un jour, sans rire, que son oeuvre est "remarquable" mais qu'elle ne fait pas partie des actualités suisses. Rengaine ressassée s'agissant de tout travail non neutre dans un pays qui s'en proclame. Cela ne l'empêche pas de laisser libre court à son imagination et de fournir un travail reconnu sous d'autres sphères. L'artiste construit son oeuvre, patiemment, jour par jour. Elle en conçoit l'idée et en détermine la forme selon ses propres exigences. La richesse de créativité y est d'une grande force et d'une évidente modernité. Parmi son oeuvre, quelques éléments sur la nature et les sciences présentés en 1997 à Lausanne dans l'exposition collective «Botanique» au Musée Art-Science. &lt;em&gt;«J'en ai profité pour visiter des laboratoires. J'ai d'ailleurs intitulé une des mes œuvres Virus express.»&lt;/em&gt; Au dernier Dakart, elle surprenait le public avec une nouvelle création. En effet, à Dakar, son travail a pris une tournure originale. En se servant d'une médaille, elle conviait l'assistance à des moments de communion collective. Il s'agissait d'ouvrir une petite boîte contenant un point rouge enfermé dans du coton blanc. S'agissait-il d'une graine? D'une fleur? Une petite boîte ouverte collectivement, avec patience, par un président de la république ou un simple citoyen, donna non seulement le temps d'en découvrir le contenu, mais également dénota du nivellement égalisateur des humains dans la vie. Un symbole de paix auquel il fallait penser. Dans ce monde où tout est pensé jusqu'aux moindres détails, un grand défi se présente chaque jour à l'artiste: comment concilier les matières, les objets, les techniques les plus divers qui l'accompagnent et les réalités de vie quotidiennes? En dépit de diverses pressions et contraintes sociales, familiales, spatiales, temporaires et matérielles, elle arrive à trouver une solution à chaque situation et à élargir son espace par la qualité de son travail. &lt;em&gt;"Je suis une femme, une maman à l'étranger. Ce qui crée un rapport fort à la vie. Je me suis occupé beaucoup de l'éducation de mes deux enfants. Je travaille d'une manière indépendante."&lt;/em&gt; En attendant ses prochains rendez-vous artistiques, le travail de Fatma Charfi reste révélateur du talent d'une femme du sud qui a su, par ses images, capter les attentions du monde artistique du nord. On aurait pas du tout tort de la comparer à une ethnologue sudiste au pays des Helvètes. Ses productions sont dorénavant reconnues et ont trouvé leur place dans le rayon universel des créations contemporaines, ce en dépit des blocages rencontrés maintes fois sur son parcours. Loin des considérations d'origine, le système de travail original qu'elle a créé, continue de séduire dans les milieux de l'art. A l'instar du franc parler, de l'esprit critique et la solidité qui font partie de sa façon d'être. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;"Activer les pages de messages blog"&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5039598541221843271-2391753105752229415?l=cikurubatumike.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cikurubatumike.blogspot.com/feeds/2391753105752229415/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cikurubatumike.blogspot.com/2007/11/portrait-fatma-charfi.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5039598541221843271/posts/default/2391753105752229415'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5039598541221843271/posts/default/2391753105752229415'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cikurubatumike.blogspot.com/2007/11/portrait-fatma-charfi.html' title='Portrait : Fatma Charfi'/><author><name>cikuru batumike</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14630283790033688733</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_EsFUfCKl6e8/SqSwPCw3cTI/AAAAAAAAANU/F2llh-NDPCk/S220/cikuru3.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_EsFUfCKl6e8/R7bH1mfRP3I/AAAAAAAAABI/uscf0ODnkJg/s72-c/fatmacharfi.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5039598541221843271.post-5502713673047257179</id><published>2007-11-07T13:30:00.000-08:00</published><updated>2007-11-07T13:45:41.605-08:00</updated><title type='text'>Laure-Ednie Dieudonné à la Galerie Delafontaine</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Amoureuse de livres, poète et passionnée des arts, Laure-Ednie Dieudonné mène une vie de mère de famille attentionnée. Elle expose ses gravures jusqu'au 18 novembre à la Galerie Delafontaine, rue Jacques-Dalphin 24 (3ème étage) à Carouge. Portrait d'une personnalité très confirmée. &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;em&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Suissesse d'origine haïtienne (Cap haïtien du Nord), aînée d'une famille de deux enfants, Laure Dieudonné fêtait ses 31 ans en février 2007. Ce fut le temps d'un joyeux anniversaire fait de moments d'introspection ou marqué de bonheur avec sa fille Naomie. Ce fut, l'occasion de caresser des projets longtemps et longuement mûris. Certes, un jour de fête, mais aussi de souvenirs inoubliables. &lt;em&gt;"Des souvenirs non lointains, ceux d'une jeune fille foulant le sol suisse, pour la première fois, au milieu de l'hiver 1980, pour rejoindre ses parents. La neige toute blanche me donnait une impression du neuf. J'avais l'envie de me lancer dans quelque chose d'inédit et de faire, enfin, partie d'un environnement dont je rêvais tant."&lt;/em&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;D'Haïti à New York via Fribourg&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Elle parachève à Rian (Canton de Fribourg) la dernière partie de sa scolarité primaire commencée à Haïti. Quelques années après, elle réussit brillamment son bac de type classique à Bulle, non loin de Fribourg. Avant d'embrasser des études supérieures, elle se donne une année sabbatique aux fins de repos et de réflexion. C'est, pour Laure Dieudonné, une occasion de voyager, de voir d'autres coins européens, de découvrir des musées. Barcelones, Londres, Écosse et Paris sont ses premiers choix. Elle s'y évade non sans bonheur tout en se forgeant  une idée de ce que sera sa future formation universitaire. Elle hésite entre la pratique des beaux-arts,  de la médecine (profession exercée par sa mère) ou de l'enseignement (papa n'était-il pas instituteur ?). Aucune branche n'est privilégiée par rapport à une autre.  Rien de formel jusqu'au jour où elle se rend à New-York. En effet, elle s'y séjourne quelques mois, au bénéfice d'une inscription dans une école d'art très classique, la New School. Là-bas, Laure Dieudonné s'applique, à un rythme effréné, aux cours de dessin, de modelage et de sculpture tout en manifestant un intérêt certain à la littérature anglaise. De retour en 1996 en Suisse, elle est inscrite à l'Université de Fribourg pour apprendre l'Histoire de l'art et le Français. Elle recadre ses précédentes ambitions et planche sur l'apprentissage de la langue anglaise non sans avoir pris goût, pendant  une année, aux stages d'initiation à  la langue espagnole.  Certes, le choix de l'anglais à l'Université est resté définitif, mais ne l'a pas empêché de renouer avec un autre vieux rêve: maîtriser la gravure, technique qui fait appel à des nouveaux matériaux.  Le quotidien de Laure Dieudonné reste celui de  la majorité des jeunes filles de sa société confrontées à un avenir à construire: elles n'échappent pas à l'univers réel de l'effort et d'un travail qui exige une grande adaptation. A cette exception près que Laure a l'avantage d'évoluer dans un environnement familial aisé. &lt;em&gt;"Je suis une fille privilégiée, oui, mais je crois avant tout en ma nature solitaire avant de compter sur  l'épanouissement au sein de l'environnement familial."&lt;/em&gt;  Chaque jour qui passe, l'expérience la conforte dans l'idée que la famille ne suffit pas à créer les bonnes conditions de réussite; qu'il faut d'abord compter sur soi  pour être à la hauteur de ses attentes; qu'il importe de toujours profiter d'une opportunité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Entre timidité et action&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;br /&gt; &lt;em&gt;"Je n'aime pas parler de mon travail et de moi-même. Je suis une femme très timide. Je préfère écouter les autres ou lire leurs mots."&lt;/em&gt;  Timide, oui. Mais pas au point de se couper de ce qui marque certaines préoccupations esthétiques du monde: la littérature. Laure Dieudonné a toujours porté un grand intérêt aux textes des écrivains Noirs. Ses auteurs favoris restent Aimé Césaire (qu'on ne présente plus)  et René Depestre (poète, auteur de nombreux ouvrages dont "Le petit matin d'Aimé Césaire"). Elle ne s'intéresse pas moins aux écrits de la jeune génération d'écrivains, tous courants confondus. &lt;em&gt;"La littérature est une voie désignée pour m'ouvrir aux autres sensibilités".&lt;/em&gt; Question ouverture, Laure s'est imposée un "rituel d'écriture artistique" pour  faire connaître ses émotions et ses réflexions. Elle accorde le temps nécessaire à la réalisation de ses textes et se défend de vouloir, à tout prix, parler d'elle. &lt;em&gt;"Mes livres n'appartiennent pas à la catégorie littéraire d'autobiographie. Je les rapprocherai plutôt de fragments arrachés à un carnet de voyage à la fois sentimental et géographique et, ou parfois à un journal intime."&lt;/em&gt;  Laure Dieudonné ne conçoit ses livres et l'amour à ceux-ci, qu'une fois appuyés sur des supports différents: le papier et la gravure, la jonction du livre à l'art. Elle ne dissocie pas les deux et avoue "nourrir" sa personnalité au contact du travail artistique de peintres, de sculpteurs non sans développer, gentiment, ses propres pièces. &lt;em&gt;"Non seulement je visite régulièrement les musées, mais également je reproduis mes propres textes par le procédé de la gravure." &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Combiner la poésie et la gravure&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;br /&gt;&lt;em&gt;"C'est une passion cultivée au temps de mon adolescence. En effet, mes premiers contacts avec cette technique remontaient au collège et j'y avais repris goût une année plus tard dans le cadre d'un cours d'art. Un heureux hasard me fit rencontrer un de mes anciens professeurs de dessin pour lui parler de ce cours. Quelques mois plus tard il se chargea de m'envoyer différents échantillons de lino afin que je puisse faire quelques essais. Je me mis donc à réaliser régulièrement de petits tirages à la cuiller sur la table de ma cuisine. Je finis par composer un premier ouvrage unique sur l'Ajax de Sophocle".&lt;/em&gt;  C'était son tout premier livre contenant 6 monoprints d'une lino gravure de la tête d'Ajax. Elle le présentait sous la forme d'une petite plaquette chinoise &lt;em&gt;"pour marquer mon rapport à l'Orient dont la Grèce est en quelque sorte un commencement pour moi située en Suisse".&lt;/em&gt;  D'autres textes paraîtront, après quelques pratiques de l'encrage sur métal et une découverte des techniques correspondant aux illustrations qu'elle avait l'intention d'inclure dans ses livres.  &lt;em&gt;"En effet, on part d'un dessin à recopier sur des plaques -lino en métal- ayant à l'esprit que le dessin fait deviendra ombre et lumière. Grâce à l'atelier de l'École Supérieure d'Art Visuel de Genève (ESAV), avec un brin de patience, j'ai appris d'autres techniques que la linotypie: comment dessiner, comment faire la photogravure." &lt;/em&gt; Elle s'expose à la Librairie "Les comestibles" (livres anciens) et à la Galerie Étienne Dumont de Genève. Son travail fait passer un message: des découvertes intérieures. A sa manière, grâce à la reliure, à la poésie, elle ouvre la porte des ses sensations, de ses sentiments au public. En même temps, elle s'ouvre aux autres. Au fil des expositions, elle  découvre cet autre aspect de l'univers artistique qu'est le contact avec le monde extérieur. Il lui est donné l'occasion d'abandonner son masque de solitaire, de travailler avec d'autres artistes, de discuter avec le relieur, les responsables des galeries; d'apprendre à se conformer aux exigences d'un commissaire ou d'un contrat d'exposition.  Dans la somme de sa création littéraire et artistique, le public a  l'occasion d'apprécier "Brûlure",  petit livre à la doublure rouge comme le feu et aux pages brûlées"; "L'Échine du ciel", ensemble de 18 poèmes reportés manuellement à l'envers et un poème au texte gaufré à l'endroit. &lt;em&gt;"Le titre de ce recueil provenait d'un vers d'un des  poèmes. Je l'avais choisi à cause de la relation métaphorique que j'avais établie entre le livre debout, déplié le long de ses 4 mètres sur le sol, et un squelette desséché ou plutôt une colonne vertébrale à laquelle il me faisait penser."&lt;/em&gt; Tout autant de beauté lorsqu'on touche, on lit son travail réalisé selon la même recherche du type d'écriture et de technique. C'est  "Amour": un  texte inspiré d'un rêve et gravé entièrement sur 7 plaques de lino gravure évoquant par son sujet et sa présentation les tablettes de marbre ou de poterie sur lesquelles les romains faisaient des inscriptions. C'est "Petits brouillards": un exercice d'écriture manuscrite à l'aide de la main gauche, qui confirme le potentiel ambidextre de l'artiste, la maîtrise de la technique sur fond d'une poésie puisée dans les profondeurs de la beauté. C'est "Échos": un poème racontant la rencontre amoureuse de la nymphe Écho pour le bel et égoïste Narcisse. &lt;em&gt;"J'ai répété visuellement l'écho. C'est pourquoi "écho" a été reproduit sans cesse sur les trois pages en papier de soie du frontispice. Il y fut écrit à l'endroit mais aussi à l'envers se renvoyant son propre reflet comme Narcisse admirant sa propre image dans l'étang."&lt;/em&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La femme, le poids de l'argent.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Poète et artiste, Laure Dieudonné n'en demeure pas moins une personne intéressée par la mise à jour hebdomadaire de son look de femme. Une petite visite chez la coiffeuse du coin autorise la lecture de la presse magazine ou la rencontre d'autres femmes, pour rester au courant de l'actualité ou de nouvelles tendances féminines. Laure Dieudonné pratique peu de sport. &lt;em&gt;"C'est le côté faible de ma vie".&lt;/em&gt; Une vie dans laquelle elle ne transige pas sur un principe: accomplir journellement son devoir de mère; donner toute l'attention nécessaire à l'éducation de sa fille Naomie qu'elle aime plus que tout au monde. Déjà enceinte après l'exposition de 1999, elle ralentissait son rythme de travail tout en continuant sa recherche. Elle fut à la fois heureuse de porter l'enfant dans son ventre et contente de s'inspirer de son état pour créer. &lt;em&gt;"Mon ventre appesanti dirigeait ma vie quotidienne. Il devenait une obsession telle que j'esquissais sans cesse des silhouettes rondes semblables aux oeufs mous de Salvador Dali. Pour un dernier livre, sur chaque pierre une petite tache de sang, je choisissais des formes ovoïdes".&lt;/em&gt; L'art, le goût presque charnel pour les mots ont fini par habiter l'univers magique de Laure Dieudonné. Elle pourrait gagner beaucoup d'argent rien qu'en exposant son travail dans les lieux ciblés. Ceci  n'est pas dans sa démarche.  Elle n'a toujours pas compris ce qui motive les artistes attirés par l'esprit du gain. Ils sont maintes fois sans inspiration les jours des vaches grasses. &lt;em&gt; "Je veux bien faire des expositions vente. Qu'il y ait de l'argent ou pas. Le côté rentabilité financière ne m'est pas une priorité".&lt;/em&gt; Ce qui compte, c'est son aptitude à produire des pièces uniques, les unes aussi belles que les autres, des gravures d'une originalité sur fond de textes savamment réfléchis. C'est arriver à mieux faire partager ses inspirations qui plus est avec un public dont l'attention n'a pas été monnayée. Dans ces conditions, l'art est réellement pensé par l'artiste et mieux senti par le public.  Fidèle à ce principe, Laure Dieudonné ne peut que continuer de surprendre et d'entourer ses choix esthétiques de plus de sens.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;"Activer les pages de messages blog"&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5039598541221843271-5502713673047257179?l=cikurubatumike.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cikurubatumike.blogspot.com/feeds/5502713673047257179/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cikurubatumike.blogspot.com/2007/11/laure-ednie-dieudonn-la-galerie.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5039598541221843271/posts/default/5502713673047257179'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5039598541221843271/posts/default/5502713673047257179'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cikurubatumike.blogspot.com/2007/11/laure-ednie-dieudonn-la-galerie.html' title='Laure-Ednie Dieudonné à la Galerie Delafontaine'/><author><name>cikuru batumike</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14630283790033688733</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_EsFUfCKl6e8/SqSwPCw3cTI/AAAAAAAAANU/F2llh-NDPCk/S220/cikuru3.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5039598541221843271.post-5286648162543153118</id><published>2007-10-30T00:22:00.000-07:00</published><updated>2008-02-16T03:33:32.108-08:00</updated><title type='text'>Art: Quand Jean Devost explore la mémoire collective : le Rwanda n'est pas loin.</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_EsFUfCKl6e8/R7bJhGfRP4I/AAAAAAAAABQ/KdzWWhMvjVw/s1600-h/jeandevost.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5167539192968855426" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_EsFUfCKl6e8/R7bJhGfRP4I/AAAAAAAAABQ/KdzWWhMvjVw/s320/jeandevost.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'artiste nous fait découvrir le corps à travers les notions d'identité et de transformation sur la base de la réalité non virtuelle. Pour la énième fois Jean Devost offre au public l'occasion de réfléchir sur la condition humaine. La démarche vaut son pesant d'or et fait parler d'elle dans les médias suisses. En effet, au fil des années, quelques uns de ses tableaux font partie des collections publiques du gouvernement du Québec ou des entités culturelles de son pays. Son oeuvre émeuve, interpelle. Depuis qu'il a quitté le cadre restreint de son pays, le Canada, pour rejoindre la Suisse, son pays d'adoption, il n'a pas cessé d'attirer l'attention de l'opinion internationale sur les désordres de notre humanité. En témoigne, l'oeuvre nommée exil visible à la Place des Nations du Haut Commissariat des Nations unies de Genève&lt;em&gt;."Exil est une délicate céramique, fragile comme les êtres humains qu'elle représente. Des personnages forment un exode et se blottissent les uns contre les autres à la recherche d'aide, de protection. Comme support une plaque de fer lourde et usée par le temps pour représenter la Terre. Une grille de bouche d'égoût, déposé sur le support pour signifier une vie souterraine, une vie d'un sans-abri, d'un sans-papier, une vie d'exilé."&lt;/em&gt; Dur dur de regarder cette représentation de la souffrance, mais utile de s'interroger sur ce que sont les motivations et les responsabilités des auteurs de cette même souffrance. Né en 1948 aux Îles-de-la-Madeleine, Québec, le canadien Jean Devost compte un palmarès artistique riche. Depuis 1984, il assure des expositions personnelles et collectives aussi bien à Montréal, au Québec, en Belgique qu'en Suisse. Cela fait plus de dix ans qu' il a décidé de s'établir en Suisse, où il fait de l'enseignement de l'art. Il fait voyager ses toiles et fait entendre sa voix en dehors des frontières helvétiques. Ses oeuvres sont faites de paysages et des performances techniques jusqu'au jour où il se sent interpellé par les atrocités qui se commettent de par le monde. Il décide de les dénoncer. De rapprocher l'homme de ses réalités quotidiennes. Ainsi donc sont nés ses personnages par le biais de "Voyage au bout de la vie". Récemment, il a entrepris de transmettre sa passion à des personnes aveugles, par des cours de peinture au Moulin de Bevaix (près de Neuchâtel).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Le Rwanda n'est pas loin.&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Les plus marquants de son travail restent ces bonhommes ruandais en argile, mieux en terre. &lt;em&gt;"Cette terre à laquelle retourne finalement toute vie. En fait, l'argile c'est, comme l'homme, fragile".&lt;/em&gt; Des céramiques anonymes -têtes levées ou bouches ouvertes- formant des colonnes d'exode, à la recherche d'un mieux ailleurs. L'inspiration, la peinture et la sculpture de Jean Devost nous porte au tréfonds de la bêtise humaine: des destins individuels et collectifs brisés, forgés dans l'exil intérieur ou extérieur. Qu'il s'agisse des silhouettes inventées à partir des vies martyrisées dans le Surbtal par les juifs ou au Rwanda par les Tutsis, l'artiste croit avoir une "obligation" envers ces hommes pourchassés, rejetés et abandonnés à un avenir incertain. &lt;em&gt;"Il s'agit de donner la parole aux victimes et espérer réveiller la conscience collective". &lt;/em&gt;Non pas que l'artiste se prend pour le porte parole de telle ou telle ethnie. Mais parce qu'il en souffre. Lui qui n'a jamais connu de violence confesse : &lt;em&gt;"Il ne faut pas attendre que je me fasse couper un bras pour sentir que ça fait mal. On peut réagir à une souffrance non vécue personnellement."&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi le Rwanda en ce qui concerne l'Afrique ?&lt;em&gt; "L'Afrique pour moi n'est pas un prétexte. C'est une situation qui se rencontre un peu partout dans le monde. En Bosnie. En Côte-d'Ivoire. En Tchéchénie. Je ne vois pas l'Afrique comme un pays, mais comme une réalité bouleversante. Le Rwanda m'a bouleversé, comme la Bosnie. La souffrance ne connaît ni frontière ni temps. Mon art est un témoignage, un discours universel. Je ne vois pas les pays, mais le côté insensé de l'humain. Les juifs se sont faits tuer, mais ils sont entrain de tuer. La conclusion est que l'homme n'a pas toujours appris grand-chose de la vie. Il n'a pas appris à mieux s'approcher de la charité, de l'humilité. Il est resté petit par égocentrisme. La vie des autres c'est devenu un jouet. En dépit de religion ou de situation géographique, l'homme, où qu'il se trouve, s'amuse encore à s'auto-détruire".&lt;/em&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;"Activer les pages de messages blog"&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5039598541221843271-5286648162543153118?l=cikurubatumike.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cikurubatumike.blogspot.com/feeds/5286648162543153118/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cikurubatumike.blogspot.com/2007/10/art-quand-jean-devost-explore-la-mmoire.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5039598541221843271/posts/default/5286648162543153118'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5039598541221843271/posts/default/5286648162543153118'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cikurubatumike.blogspot.com/2007/10/art-quand-jean-devost-explore-la-mmoire.html' title='Art: Quand Jean Devost explore la mémoire collective : le Rwanda n&apos;est pas loin.'/><author><name>cikuru batumike</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14630283790033688733</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_EsFUfCKl6e8/SqSwPCw3cTI/AAAAAAAAANU/F2llh-NDPCk/S220/cikuru3.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_EsFUfCKl6e8/R7bJhGfRP4I/AAAAAAAAABQ/KdzWWhMvjVw/s72-c/jeandevost.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5039598541221843271.post-5676114899350414622</id><published>2007-10-15T00:28:00.000-07:00</published><updated>2008-02-16T03:54:08.016-08:00</updated><title type='text'>L'homme noir,croyances et fétichisme</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_EsFUfCKl6e8/R7bOnmfRP9I/AAAAAAAAAB4/bkOfYpOruSo/s1600-h/grippe.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5167544802196144082" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_EsFUfCKl6e8/R7bOnmfRP9I/AAAAAAAAAB4/bkOfYpOruSo/s320/grippe.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;La croyance aux cultes traditionnels en Afrique et aux Antilles a une large composante fétichiste évidente. Utiliser, vénérer, manipuler à des fins diverses, des objets naturels ou artificiels qui renvoient à des puissances invisibles: de la tentation à l'usage des fétiches, l'homme noir fait régulièrement le pas. Et ce, depuis la nuit des temps. A l'instar d'autres cultures du monde. Dans tous les cas, qu'est-ce qui contraint l'usager à courir derrière des pratiques qu'on croit dépassées par rapport aux conceptions évolutionnistes de nos sociétés ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Novembre. Le ciel de Vitry-sur-seine (France) est d'un gris faible. Quelque part, une rue isolée. Elle abrite un studio aux murs d'intérieur dominés par des tableaux du peintre haïtien Rigaud Benoît. Le plus saisissant représente une cérémonie vaudou. L'occupant des lieux est un devin féticheur d'origine haïtienne. Il a plus de vingt ans d'exercice de cette profession aux multiples mystères. Sa satisfaction: avoir réussi à fidéliser une clientèle issue des milieux sociaux différents. Dans la cinquantaine, l'homme a un corps svelte, un regard criard du buffle noir de savane, laissant apparaître un cou collé à l'épaule par des "carcans de sortilèges". Les membres de sa poitrine sont chargés d'amulettes. C'est avec sympathie -et pour les besoins d'une interview- qu'il nous accompagne chez son confrère sénégalais, domicilié dans un chic quartier à quelques lieues. Avant de nous accueillir chez lui, le devin féticheur sénégalais balaie le sol énergiquement pour, semble-t-il, chasser les esprits malveillants et rendre favorable le climat à notre entretien. Sur son autel de travail sont empaquetées des offrandes. Dans la chambre attenante, une sorte de sanctuaire nous accueille. Avant et après nous, des "patients" y sont passés pour se confier à coeur ouvert, sur fond d'une mobilisation on ne peut plus sacerdotale. Des instruments de musique sont mis à contribution pour diviniser et obtenir la grâce des génies. Petite démonstration: le devin fait raisonner le tam-tam avec ses mains nues. Il nous en indique le sens: "J'utilise beaucoup le rythme. Il a son importance. Chaque mauvais génie y est sensible et sa réaction varie à l'instar des sons obtenus. Après cette petite action, je peux me mettre au travail." Dans le langage courant, leurs clients les appellent "devin, féticheur, voyant, sorcier, mayemin, etc." Leurs spécialités consistent à assurer le retour d'affection, à promettre la réussite commerciale, à donner la protection...moyennant une certaine somme d'argent. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Une tête d'oiseau séchée&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Nos deux interlocuteurs reçoivent leurs clients tous les jours ouvrables. L'Haïtien et le Sénégalais sont unanimes. "Nous recevons plus de femmes que d'hommes d'Afrique et des Antilles. Elles connaissent beaucoup de problèmes dans leur existence d'exil. Elles ont besoin d'être écoutées, orientées, éclairées et aidées. En général, elles sont satisfaites de notre travail." Issues des milieux divers, elles ont en commun la volonté de mieux vivre, de devenir heureuses, d'être rassurées, protégées, aimées par l'être cher. Femme d'un homme polygame, célibataires, compagnes de cadres, étudiantes d'Université, veuves ou divorcées: elles sont sorties de chez le féticheur emportant, qui une tête d'oiseau séchée, qui des brins d'herbe autour des hanches et autres fil noir, objets auxquels elles donnent une grande valeur. Elles croient que les fétiches satisfont plus ou moins pleinement une fin désirée. C'est tout le donné du monde noir en son caractère des valeurs abstraites. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Conjurer le mauvais sort&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;En général, l'homme noir croit aux fétiches: ils constituent un rempart sacré dont la vie a le plus besoin. L'autre jour une Togolaise cliente de notre interlocuteur sénégalais, affirmait: "Les fétiches permettent de trouver l'essentiel de ce qu'on souhaite de la vie: le bonheur. Je voudrais en avoir pour garder mon mari et lui donner des bons enfants." Et pour cause! Dans des nombreuses contrées africaines, une femme sans enfant est vouée à la critique voire à la méfiance de son voisinage. Marginalisée par sa propre communauté, elle est comparée à un morceau de bois inutile, destiné à être mis au feu. Un couple marié sans enfant est objet de risée: leur mariage perd toute sa valeur profonde. Or donc, dans le langage de certaines africaines, se marier se traduit par "avoir non seulement un mari, mais gagner également un bébé." Mari et enfant restent étroitement liés et mêlés à quelque chose de plus: le règne de l'entente au foyer. Au Congo, dans quelques clans, on fait foi aux fétiches pour conjurer le mauvais sort. D'autres raisons peuvent pousser un sujet à recourir aux fétiches. Mme Fatouma, Malienne domiciliée à Genève avoue: "Lorsqu'une co-épouse d'un polygame n'arrive plus à trouver l'égale satisfaction dans sa vie conjugale et domestique, il n'est pas exclu qu'elle regarde de ce côté-là..." La Camerounaise Zabiti, originaire de Maroua, aujourd'hui dans la vingtaine, n'est pas pensionnaire d'une "garcerie". Une prostituée ordinaire, solitaire, qui travaille sur les trottoirs de Berne depuis bientôt cinq ans. Elle avoue se prostituer par goût, c'est-à-dire par amour de l'argent. Elle en a besoin. "Au fait, pour aider ma famille, sans appui, restée au pays, je dois faire ça. Je ne veux pas les voir tomber au bas de l'échelle. Mes clients sont des fonctionnaires, des hommes d'affaires. Je gagne peu d'argent. J'attends toujours le gros lot, qui sait? Quand rien n'ira plus comme avant, j'aviserais mon féticheur habituel." Notre interlocutrice juge nécessaire de nous parler du cas d'une amie sud-africaine, qui pour une raison ou une autre n'a pas eu d'enfants de ses trois précédents mariages. Le quatrième a été le bon, après un passage utile chez un devin. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Une tare de la société?&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les fétiches seraient-ils une tare des sociétés particulièrement antillaise et africaine ? Ce n'est pas l'avis de Monsieur ou Madame tout le monde. Mme Zabiti affirme: "Avec ce raisonnement, il y a longtemps que nos sociétés seraient défaites. Les pratiques fétichistes font partie du quotidien dans la vie de l'homme noir. Ils comptent dans les structures traditionnelles de nos sociétés, dans les valeurs indiscutablement permanentes de l'héritage de nos ancêtres." Pour rien au monde, elle ne voudrait pas s'en passer. Ce n'est pas l'avis de ce vieillard tchadien, imbu de sagesse et très sceptique, qui l'autre jour à Paris, nous interpellait: "Il s'agit d'une évidence dans la valorisation des cultes traditionnels, mais peut-on affirmer que ces pratiques ne vont pas sans poser des problèmes graves dans nos sociétés ?" On connaît les prises de position d'hommes de culture vis-à-vis de cette problématique. Signe des temps: l'oeuvre "L'Enfant Noir" de l'écrivain guinéen Camara Laye, en grande partie autobiographique, essaie de fondre tous les éléments propres aux sociétés paysannes africaines: le culte des ancêtres et des génies tutélaires, la croyance dans les puissances occultes, etc... Elle a suscité des échos dans les rangs de ses confrères. D'aucuns l'ont pris comme une célébration de la tradition quand ils n'adoptaient pas en son endroit une méfiance générale.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Sur le même sujet, on connaît le point de vue de l'Antillais Frantz Fanon, qui stigmatisa le recours aux fétiches, leur caractère de "folklore" et mystification. Le Congolais Tchikaya U'Tamsi s'insurgea, lui, contre "un culte du passé à renier". Dans son roman "Le fils du fétiche", David Ananou s'interroge sur le bizarre attachement de ses compatriotes à certaines pratiques: "Nous ne condamnons pas en bloc toutes nos coutumes, par contre, il en est de bien déplorables que les préjugés entretiennent avec un soin jaloux et que même les ancêtres, s'ils revenaient parmi nous, trouveraient caduques et opposées à toute saine évolution." Il en est qui ont inculpé la tradition, tel Rémy Medo Mvomo: le héros de son roman "Afrika baa" ne dit-il pas: "La tradition s'oppose à l'innovation et le malheur est que le progrès de notre pays ne pourra chausser des bottes de sept lieues que lorsque la seconde aura triomphé de la première." La question reste posée: l'homme noir doit-il renoncer aux pratiques fétichistes? Si ce n'est pas l'un, c'est l'autre. La révolution consisterait à condamner et à rejeter, d'une façon catégorique, toute tendance fétichiste jugée inutile. Tandis que le conservatisme serait la démission devant toute idée évolutive. Serait-il souhaitable de refuser à croire et à user des fétiches? A votre avis... &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;"Activer les pages de messages blog"&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5039598541221843271-5676114899350414622?l=cikurubatumike.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cikurubatumike.blogspot.com/feeds/5676114899350414622/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cikurubatumike.blogspot.com/2007/10/lhomme-noircroyances-et-ftichisme.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5039598541221843271/posts/default/5676114899350414622'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5039598541221843271/posts/default/5676114899350414622'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cikurubatumike.blogspot.com/2007/10/lhomme-noircroyances-et-ftichisme.html' title='L&apos;homme noir,croyances et fétichisme'/><author><name>cikuru batumike</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14630283790033688733</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_EsFUfCKl6e8/SqSwPCw3cTI/AAAAAAAAANU/F2llh-NDPCk/S220/cikuru3.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_EsFUfCKl6e8/R7bOnmfRP9I/AAAAAAAAAB4/bkOfYpOruSo/s72-c/grippe.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5039598541221843271.post-8036877957936780548</id><published>2007-08-26T07:44:00.000-07:00</published><updated>2007-08-26T07:50:47.283-07:00</updated><title type='text'>Afrique : relever les défis</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Depuis le peu de temps que certaines multinationales implantées en Afrique procèdent à leur retrait du continent, d'aucuns crient à l'abandon de l'Afrique à elle-même. Il est vrai que, de plus en plus, les investisseurs occidentaux quittent un continent rongé par des dégrèvements fiscaux, la faillite du système bancaire et l'insécurité politique. Ils assurent leur redéploiement  en direction des "pays sûrs", où, semble-t-il, la démocratie est de mise et la trésorerie saine.  Des pays aux atouts technologiques attrayantes, particulièrement vers les pays de l'Est européen. Ceux qui crient à l'abandon de l'Afrique se recrutent parmi les partisans de l'assistance généralisée ou de l'aide au développement. A leur opposé, des fins esprits qui trouvent en ces retraits plutôt un échec aux défis que les multinationales devaient relever pour réformer les économies africaines qu'un simple fatalisme ambiant. L'échec des méthodes mises en place en Afrique par de nombreuses multinationales vient s'ajouter au lot d'erreurs commises par un continent à la recherche d'une voie économique appropriée  pour asseoir ses économies. La plus vraisemblable des erreurs reste l'intégration des économies paysannes africaines au marché agro-industriel qui n'a fait que vider la réserve traditionnelle, ouvrant ainsi davantage la grande voie au pillage des économies du continent. Avec les méthodes du Fonds Monétaire International et de la Banque mondiale en Afrique, on a cru comprendre que le continent allait se sortir du marasme économique consécutif à son engagement dans une voie non maîtrisée. Or donc, le souci de ces organismes était  articulé des contraintes aux impératifs incontournables qui lorsque loin d'être des défis, se sont avérés des véritables plans de façade forçant les Africains à se dégager des ressources internes susceptibles de servir de paiement de leurs dettes. Des défis qui n'étaient pas au rendez-vous, tant des déséquilibres extérieurs sont apparus liés au déséquilibre même des prix, sur le marché international, des produits  de rente, tels le café, le cacao et le bois.  Les échecs des uns et des autres -sur fond de profit en leur faveur- auront prouvé aux Africains la nécessité de prendre leurs responsabilités en mains, de prouver qu'ils étaient capables de réussir, de s'en sortir seuls. Ces échecs ne devaient pas décourager les Africains pour qui se posent de nombreux défis, qui se résument en une unique philosophie: &lt;strong&gt;l'émergence d'économies performantes en Afrique devrait être l'affaire des Africains et dépendre des facteurs locaux&lt;/strong&gt;, capables d'utiliser des atouts propres aux Africains qui débouchent sur des modèles opératoires tout en sachant utiliser ceux qui ont fait leur preuve ailleurs. Par facteurs locaux, nous entendons la réorganisation administrative et politique traduite par la transformation des rapports "pouvoirs-sociétés"; le développement des industries locales; la transformation des produits agricoles en produits finis ou semi-finis pour leur exportation; la création des pôles régionaux de croissance comme stratégie économique; la libéralisation des migrations; la limitation  des mandats présidentiels (qu'en pensent &lt;strong&gt;Paul Biya (Cameroun), Omar Bongo (Gabon), Idris Deby (Tchad), Denis Sassou N’Guesso  (Congo), Lansana Conté (Guinée), Ali Ben Ali (Tunisie), Robert Mugabe (Zimbabwe),&lt;/strong&gt; etc ?); la débureaucratisation susceptible de  mettre un frein aux méthodes d'extorsion, de corruption et de terreur créées de toutes pièces; la libération des réflexes de la peur par l'élimination des technologies utilisées pour la répression; la déprivatisation de la politique étrangère des États; l'effort pour pallier au déficit intellectuel et d'alphabétisation entourant les jeunes populations et j'en passe. En définitive, l'Afrique n'a pas à désespérer que d'autres institutions économiques à sa place n'ont pas sû bâtir une structure dont elle rêvait. Elle sait qu'elle peut faire mieux à condition d'admettre que le changement doit venir de ses propres filles et fils. A condition de savoir dire non aux réflexes du mimétisme des modèles qui lui sont imposées par des univers socialement, culturellement et institutionnellement différents du sien et qui ne sont pas, forcément, un universel de progrès. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;"Activer les pages de messages blog"&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5039598541221843271-8036877957936780548?l=cikurubatumike.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cikurubatumike.blogspot.com/feeds/8036877957936780548/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cikurubatumike.blogspot.com/2007/08/afrique-relever-les-dfis.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5039598541221843271/posts/default/8036877957936780548'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5039598541221843271/posts/default/8036877957936780548'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cikurubatumike.blogspot.com/2007/08/afrique-relever-les-dfis.html' title='Afrique : relever les défis'/><author><name>cikuru batumike</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14630283790033688733</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_EsFUfCKl6e8/SqSwPCw3cTI/AAAAAAAAANU/F2llh-NDPCk/S220/cikuru3.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5039598541221843271.post-7663710923668455827</id><published>2007-06-22T15:35:00.000-07:00</published><updated>2007-06-22T15:38:28.100-07:00</updated><title type='text'>L'empowerment, parlons-en!</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Les temps seraient-ils aux économies pour l'ensemble de la coopération européenne engagée dans des actions de développement dans les pays du Sud. Depuis l'en 2000 leur aide a atteint son niveau le plus bas (jusqu'à moins de 0,50% du Produit national brut de la vingtaine des pays de l'OCDE). Les premiers à en faire les frais restent les bénéficiaires directs de cette aide. En effet, la mauvaise...destination de cette aide (on sait qu'elle alimente les caisses noires des Chefs d'État et non les caisses des petites coopératives gérées par les associations des sociétés civiles) suscite des débats quant à sa réelle utilisation. D'aucuns se posent la question de savoir comment s'y prendre pour davantage améliorer les conditions de vie des populations des pays dans le besoin. Des débats se tiennent dans lesquels des intervenants, particulièrement ceux issus des ONG, prônent la décentralisation des pouvoirs de décision, particulièrement dans certaines contrées africaines. Ils estiment que les politiques centralisatrices tuent l'esprit d'initiative des populations de base. Ils le disent haut et fort pour se démarquer d'une stratégie d'aide basée sur la coopération États à États, véritable vivier d'un clientélisme et d'un affairisme éhontés. Certes, les ONG à la base de cette dénonciation , alimentent leurs caisses non seulement par le biais des collectes de fonds, mais également grâce aux subsides que leur allouent...ces mêmes États. La différence avec les États est que les ONG ont plus de temps pour imaginer des stratégies porteuses. La plupart d'entre elles initient depuis peu "l'empowerment". Une stratégie basée sur la collaboration directe entre ONG et représentants locaux de la société civile, à même de mobiliser les ressources locales. Elles travaillent avec les personnes qui vivent les réalités du terrain et connaissent les règles de jeu social et économique. On retrouve cette forme de partenariat avec la société civile, dans les méthodes de travail des coopératives de commerce équitable (TerrEspoir, Magasins du Monde, OS3 en Suisse ou Association européenne de commerce équitable en sigle EFFA en Belgique,etc). Déjà en 1993, le rapport mondial sur le développement humain du PNUD faisait état de cette stratégie participative pour le renforcement des propres structures des populations civiles, avec pour finalité de monter des investissements productifs dans les milieux qui en ont besoin. En dépit des efforts menés par les ONG, une question reste pendante. Comment les organisations de solidarité internationale comptent-elles réussir l'empowerment en dehors des circuits traditionnels (coopération entre États), passage obligé pour la réussite de leurs actions?. Quid de l'obtention des autorisations, des garanties douanières et autres démarches nécessaires à l'acheminement de leur aide?. Peut-on réellement se passer de l'action des États souverains, sous prétexte de devoir d'ingérence ou ne serait-il pas judicieux, parallèlement à "l'empowerment", de soutenir la réhabilitation du rôle des États par des accords cadres qui articulent leur vraie mission? A votre avis...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;"Activer les pages de messages blog"&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5039598541221843271-7663710923668455827?l=cikurubatumike.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cikurubatumike.blogspot.com/feeds/7663710923668455827/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cikurubatumike.blogspot.com/2007/06/lempowerment-parlons-en.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5039598541221843271/posts/default/7663710923668455827'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5039598541221843271/posts/default/7663710923668455827'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cikurubatumike.blogspot.com/2007/06/lempowerment-parlons-en.html' title='L&apos;empowerment, parlons-en!'/><author><name>cikuru batumike</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14630283790033688733</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_EsFUfCKl6e8/SqSwPCw3cTI/AAAAAAAAANU/F2llh-NDPCk/S220/cikuru3.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5039598541221843271.post-5629680765110710191</id><published>2007-05-26T04:52:00.000-07:00</published><updated>2008-02-16T04:02:35.684-08:00</updated><title type='text'>Du racisme sournois chez Caritas</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_EsFUfCKl6e8/R7bQw2fRP_I/AAAAAAAAACI/JIBaro0dj_U/s1600-h/hateki.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5167547160133189618" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_EsFUfCKl6e8/R7bQw2fRP_I/AAAAAAAAACI/JIBaro0dj_U/s320/hateki.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Si Jean Hateki était une vache ou le racisme sournois chez Caritas-Suisse . « Si Jean Hateki était une vache, il gagnerait le double ». Cette publicité parue en pleine page de l'hebdomadaire Migros Magazine Suisse, du 13 au 26 mars 2007 est choquante. D'aucuns y voient un cas exemplaire de corrélation entre globalisation et faim dans le monde. D'autres y voient une action maladroite. Un lien direct entre la publicité et les mécanismes d'humiliation et d'infériorisation des Noirs. Publicité ou publi-information ? Aucun indicatif repris en haut de la page annonce. Ce qui est contraire aux règles de mise en pages connues dans la publicité. Là n'est pas l'essentiel. Certes, la présentation typographique en deux colonnes comme un article de magazine s'adapte à toute capacité visuelle du lecteur à comprendre le message véhiculé. Certes, la mise en exergue d'un visuel représentatif (on associe au texte l'image d'un couple de paysans noirs avec leur enfant) pousse à la réflexion, pour expliquer que "Chaque vache européenne reçoit environ 2 dollars de subvention par jour, alors que 1,2 milliard de personnes comme Jean Hateki gagnent 1 dollar, voire moins par jour."&lt;br /&gt;On ne conteste pas le fond du message, celui d'aider le consommateur à consommer malin, c'est-à-dire à se tourner vers les produits issus du commerce équitable. On conteste l'accroche utilisée: ce message demeure ambiguë, parce qu'il laisse entendre que les vaches seraient mieux traitées que les Noirs. Un message lisible mettrait en exergue le visuel plutôt d'une vache que d'un couple des Noirs et dans le cas contraire, les conditions de travail des paysans des pays tiers par rapport au paysan suisse. Nous lui préférerions la formule : "Si Jean Hateki était un paysan suisse, il gagnerait..." Mieux, "Si la vache de Mr Jean Hateki était suisse, elle gagnerait le double"&lt;br /&gt;Oui, le "Si Jean Hateki était une vache..." n'est qu'une démarche connue, celle de la diffusion des images dégradantes et de l'infériorisation du Noir par le biais de la publicité. Dans un temps passé, les personnes dites de couleur étaient représentées, dans la publicité, en animaux sauvages qui ont adapté, au fil des époques, la façon de s'habiller et de se comporter des détenteurs du pouvoir et de la "civilisation blanche".&lt;br /&gt;« Si Jean Hateki était une vache, il gagnerait le double » n'honore pas une aussi grande organisation qui se dit être aux côtés des personnes en détresse en Suisse et dans plus de 50 pays à travers le monde. Pauvre publicité qui, tout en portant un regard critique sur les inégalités, n'en souligne pas moins la perception qu'a toujours eu l'Occident des Noirs!&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;"Activer les pages de messages blog"&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5039598541221843271-5629680765110710191?l=cikurubatumike.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cikurubatumike.blogspot.com/feeds/5629680765110710191/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cikurubatumike.blogspot.com/2007/05/du-racisme-sournois-chez-caritas.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5039598541221843271/posts/default/5629680765110710191'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5039598541221843271/posts/default/5629680765110710191'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cikurubatumike.blogspot.com/2007/05/du-racisme-sournois-chez-caritas.html' title='Du racisme sournois chez Caritas'/><author><name>cikuru batumike</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14630283790033688733</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_EsFUfCKl6e8/SqSwPCw3cTI/AAAAAAAAANU/F2llh-NDPCk/S220/cikuru3.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_EsFUfCKl6e8/R7bQw2fRP_I/AAAAAAAAACI/JIBaro0dj_U/s72-c/hateki.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5039598541221843271.post-5386963009983940924</id><published>2007-05-23T01:22:00.000-07:00</published><updated>2007-05-26T05:04:16.471-07:00</updated><title type='text'>Bienvenue sur mon blog</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;La toile ne foisonne pas encore de blogs propres à donner une perception plurielle des populations du monde noir, contraire à celle réductrice, inique, par laquelle des hommes et des femmes sont installés à travers un prisme: la misère, la corruption et la dictature ambiantes. La quantité et la qualité des portails internet appelés à infléchir cette perception sont insuffisantes. Parmi les quelques supports existants, il en est qui ont pour credo "la présentation des pays du sud sous toutes les coutures". Il faut l'avouer, leur mission n'est pas une mince affaire. En effet, il est difficile de s'opposer à la pensée unique,celle du marché, en dépit du fait qu'elle est dictée par des intérêts obscurs et l'ignorance. Les grandes puissances médiatico-financières, du moins celles qui en ont le monopole, le démontrent chaque jour. A vouloir dire le contraire de ce que dicte l'arrogance de l'argent, on se marginalise. A vouloir écrire ce qui ne s'apparente pas à l'argument d'autorité, on est hors de sujet. On n'a pas d'avenir, dans le monde médiatique occidental, sans d'énormes moyens techniques, humains et financiers. On ne peut que compter sur ses propres forces ou sur la confiance de celles et ceux qui pratiquent la libération de l'esprit critique et non partisan. Ce blog est de ceux-là. Avec lui, ceux qui font régulièrement l'amère expérience: une actualité livrée à l'opinion occidentale sans la misère sévissante des pays du sud, n'est tout simplement pas rentable. Il faut dire, écrire ce que la majorité des médias veut que la conscience collective retienne: ce-qui-va-mal dans les pays du sud. Phénomène encourageant, de plus en plus, dans le domaine du net: on évalue la réussite d'un travail d'information donnée non pas du point de vue de la pensée unique, d'énormes moyens mis en évidence, mais en terme de rationalité du contenu fourni. Avec ce blog, faisons nôtre une ligne éditoriale peu porteuse, mais digne: sortir des pensées engourdies par la routine, montrer fièrement ce que sont réellement les Afriques, les Antilles. Véhiculons une information dictée par le bon sens. A bientôt.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;"Activer les pages de messages blog"&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5039598541221843271-5386963009983940924?l=cikurubatumike.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cikurubatumike.blogspot.com/feeds/5386963009983940924/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cikurubatumike.blogspot.com/2007/05/bienvenue-sur-mon-blog.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5039598541221843271/posts/default/5386963009983940924'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5039598541221843271/posts/default/5386963009983940924'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cikurubatumike.blogspot.com/2007/05/bienvenue-sur-mon-blog.html' title='Bienvenue sur mon blog'/><author><name>cikuru batumike</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14630283790033688733</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_EsFUfCKl6e8/SqSwPCw3cTI/AAAAAAAAANU/F2llh-NDPCk/S220/cikuru3.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry></feed>
